La perfection pour l’homme
consiste à pratiquer intégrale.
ment et énergiquement tous ses
devoirs, et elle devient sainteté
quand il les remplit d’une ma-
nière héroïque.
Mgr LE SENNE.
F-
“DIEU ET PATRIE "
VOL. VIT
LES ELECTIONS
FRANCAISES
PARIS. — Les élections rmuni-
cipales françaises de dimanche
dernier n’ont guère apporté de
changement à la situation poli-
tique. On croit cependant que
les partis modérés, républicains
du centre, gagnent du terrain
sur les socialistes de gauche et
‘: AUX FETES D'OTTAWA
DMONTON. ALBERTA, LE 8 MAI, 1935.
A la Ligue Catholique
Féminine
l
La réunion annuelle des Femmes
Catholiques, a été tenue dimanche
dernier au Hudsonia, sous la prési-
dence de Mme Conroy, présidente-
| démissionnaire. Dans son rapport an-
inuel, Mme la présidente a noté la
lee jeudis de chaque mois excep-
té pendant l'été. L'objectif de 1000
tenue d’assemblées régulières tous les |
! membres que son Excellence Mgr l’ar- |
t
|
Ce n'est pas au bruit qu’on
fera autour de notre nom que
Dieu mesure notre zèle et qu’il
en proportionne les résultats.
Chanoine CHEVROT.
No 27
BRILLANTE CELEBRATION DU JUBILE ROYAL
Discours du roi à Londres. - Brillant programme
de Radio-
Etat. - Cérémonie à Ottawa.
La journée à Edmonton.
Le vingt-cinquième anniversaire du couronnement de nos souverains a été
chevêque avait proposé à la Ligue a |
les monarchistes de droite. M.
Pierre Flandin qui a subi un
grave accident lors d’un acci-
dent d’automobile survenu sa-
medi après-midi, a été réélu
maire de sa commune par une
bonne majorité. Les autres
membres de son cabinet ont
aussi été réélus à l’exception de
M. Herriot. L'ancien premier-
ministre socialiste croit quand
même être assuré de sa réélec-
tion DOnr-AHnAN CR pre dimanche prochain.
La prospérité croissante
Les indices de prospérité se mul-
tiplient et malgré la grave situation
financière @es corps publics écrasés
Gaudet, O.M.I., organisent pour
Lord Bessborough et Sir Perley qui ont Drésidé, le enisE comme
représentant du roi et le second comme chef du gouvernement cana-
dien, aux fêtes du Jubilé qui se sont déroulées lundi matin à Ottawa.
Tous deux ont adressé la parole en français et en anglais,
GRANDE JOURNEE
D'EVANGILE AU
JUNIORAT ST-JEAN
Les membres de la Jeunesse
Catholique, dirigée par le KR. P.
La terre tremble en Turkie
KARS. — Jeudi dernier la terre a
tremblé dans une région orientale de
la Turkie d'Asie, Plusieurs centai-
nes de personnes et plusieurs villages
par l'assistance aux chômeurs et trou-\le dimanche 19 mai prochain,
blés par les campagnes politiques, |une journée d’évangile qui aura
les compagnies privées accusent desilieu au Juniorat St-Jean. Le
très élaboré s’ouvri-
relèvements réconfortants. Les émis- : Programme
À : ira par la grand’ messe, à
sions d'emprunts au Canada, pour le Jaquelle une causerie suivra.
mois d'avril 1935, sont plus élevées Une autre causerie l’après-midi
que les mois précédents. Cette aug-!et la journée se terminera par
mentation n'est pas seulement sai-:uUne Soirée récréative. Les jeu-
sonnière, elle dénonce une forte aug- (nes-gens qui sont particulière-
ont été atteints. On compte les morts
à près de 200 cents et autant de fa-
milles de survivants restent sans a-
bri. Les sauveteurs envoyés d'urgence
par le gouvernement d'’Angora procè-
dent encore au déblayage et de nom-
breux disparus manquent à l'appel,
dont on ne sait pas s'ils restent en-
sevelis dans les ruines des maisons ou
iment invités à cette journée
mentaetion de la confiance qui aide:
beaucoup au relèvement des affaires.
li reste cependant que la masse des
employés et des petits consomma-
teurs profite encore peu de cette pros-
périté, vu le mauvais système de dis-
tribution.
La route transcanadienne
en Ontario
TORONTO.—L'Hon. Hepburn, pre-
mier-ministre d'Ontario a demandé la
Semaine dernière à l'Hon. Gordon,
ministre fédéral du travail, de re-
prendre la construction du tronçon de
la route transcanadienne qui s'arrête
maintenant à Pembroke et qui de-
vrait monter jusqu’au Manitoba à
travers l'Ontario-Nord. Ce projet est
poussé en vue de procurer du travail
aux chômeurs qui sont gravement
atteints par la crise du secours “re-
lief”, dans les districts de l’'Ontario-
Nord.
FESTIVAL FRANCAIS
A MORINVILLE.
Un fesfival Français organisé
par un groupe d'’instituteurs et
d'institutrices aura lieu à Mo-
rinville je 30 mai prochain. fl.
réunira les écoliers de tout le
district d’Edmonton et com-
prendra un programme de dic-
tion, déclamations, chant, dra-
mes et saynettes et rondes mi-
mées, programme auquel parti-
ciperont toutes les écoles fran-
caises du district.
Les organisateurs comptent
sur un beau succès, vu l’anima-
tion que l’organisation de ce
festival a créée parmi la gent
écolière, De nombreux prix se-
ront attribués aux gagnants
des différentes présentations;
7 coupes.et 22 médailles seront
distribués par un jury dont les
membres ne sont pas encore
publiés. .
CINEMA CATHOLIQUE
A MONTREAL
Montréal — L’Action Catholi-
que diocésaine de Montréal en-
treprend l'installation d’un ci-
némä catholique pour le public
catholique de la ville. Ce ciné-
ma présentera des pièces de
haute valeur artistique et de
grande portée morale. La salle
.académiqne de la Bibliothèque
St-Sulpice servira aux repré-
sentations dont Ile profit ira
aux ceuvres de la paroiïsse St-
. Jacques. On sait que depuis 5
. où 6 ans, le cinéma français a
. pris Le pas sur le cinéma judéo-
américain dans l’est et particu-
lièrement à Montréal. Un nou-
veau progrès sera réalisé pour
moraliser et refranciser l’art. de la Miséricorde, et Marie de l'Eucharistie, supérieure de l'Hôpital Général, ‘collège des Jésuites et plnsieurs
scénique par l'inauguration de' d'Edmonton depuis trois ans, qui ont été décorées par le roi, de la médaille ! ‘autres personnalités. ecclésias-
ce cinéma catholique.
:
d’évangile pourront diner eti° s'ils ont pu gagner un autre district.
souper dans les jardins du Ju-
niorat, si la température le per-
met. L'organisation à pris sur
elle de servir le café et autres
commodités aux jeunes, afin de
leur permettre de passer la
journée entière à l’Institution.
Nous publierons la semaine pro-
chaine, le détail du programme.
Grave accident d’avion
MACON. — Le sénateur Cutting,
du Nouveau-Mexique et trois autres
occupants ont été tués lors d’un ac-
EE Q mm
nuit de lundi. La chute de J'avion qui
appartient à ‘un service commercial
est attribuée à la tempête et parti-
culièrement à la mauvaise visibilité.
CHEZ LES
MANUFACTURIERS |
La Section Jocale d des Manufactu- | plus où molns grièvement. mais sen |
riers Canadiens recevra demain midi Isont tirés vivants.
à diner au Hudsonia, le président gé- !
néral de l'Association des Manufac-
turiers Canadiens, M. James Webb.
On compte aussi sur la présence d’un L’AN GLETERRE
autre membre de l'Exécutif, M. C. ,
Carpenter, secrétaire de la division À L APPEL
des Prairies. M. Webb parlera proba-
blement à l'issue du diner, de quel-
tions économiques et industrielles. LONDRES.— Sir John Simon,
parlant hier aux Communes, a
laffirmé que l'Angleterre ne
|laisserait pas son alliée, la
France, subir seule un conflit
militaire, et qu'elle serait pré-
omettre de mentionner le gagnant du | sente à l'appel, en n'importe la-
trophée dramatique national, la cou- quelle occasion. On attribue
pe Bessborough, dans le compte rendu | cette précision au danger de
du gala dramatique d'Ottawa, la se-| guerre qui est encore sérieux
maine dernière. Les gagnants du tro-| malgré la détente de la der-
phée sont les artistes de l'école de|nière quinzaine. Les gouverne-
Diction de l'Université d'Ottawa, et|ments anglais et français es-
le Conservatoire de Musique de Qué-}pèrent impressionner par leur
bec vient ensuite en gagnant le prix solidarité, ceux qui voudraient
français. Les artistes étaient dirigés | tenter un coup de force. Ce qui
par Mme Laurette Larocque-Auger, | signifie d'abord que les domi-
directrice du cercle dramatique de l'é-|nions britanniques sont tous
cole. Nos félicitations. fermement attachés à la cause
de la paix et qu'ensuite ils ne
veulent pas participer à la po-
litique européenne de l'Angle-
terre et qu'ils s’interdisent éga-
lement de participer à ses ar-
imements européens. Le plan de
défense impériale hors des Iles!
Britanniques reste encore en
discussion.
RECTIFICATION
Une erreur de lecture nous a fait
LA PAIX ET L’EMPIRE
LONDRES. — Les premiers-minis-
tres des dominions ont déclaré la se-
maine dernière qu'ils comptaient sur
l'Angleterre pour garder la paix en
Europe.
RELIGIEUSES A L'HONNEUR
Plusieurs passagers ont été blessés |
été atteint et dépassé.
A l'Hôpital Général
Les élèves graduées de l'Hôpital
Général ont été fétées à une agréa-
|ble soirée organisée par la classe de
au Whist et un goûter a été servi.
Mlle E. Carhboi, le prix de consola-
ments aux graduées, auxquels Mile
propos.
LE MAIRE ET
LE “RELIEF”
a annoncé au commencement
de la semaine son intention d’en
finir avec la grêve des chômeurs |
conditions présentes. Il est pos-
sible que des mesures graves
soient adoptées par le conseil
municipal, dès! aujourd’hui ou
demain pour venir à bout des
mutins qui non seulement quit-
tent le travail mais même em-
pêchent les autres chômeurs de
travailler aux ouvrages de la
cité. M. Clarke 2 déclaré hier
que les meneurs de cette grêve
ne représentent pas la majorité
des chômeurs et qu'ils servent
le plus mal possible leurs inté-
rêts.
cident d'avion survenu ici dans la |
Le Concours
|
| de Français
précédent
les écoles où le français est en-
seigné s'annonce cette année
comme un succès sans précé-
dent. Des personnalités géné-
reuses de l’Ouest et de l’Est ont
contribués nombreux et pour un
montant encore jamais atteint
à cette date les années passées,
pour constituer le fond néces-
saire à l’administration du‘con-
cours. Des prix splendides et en
grand nombre seront décernés
aux vainqueurs du concours.
M. Léo Belhumeur nous dé-
claraït dans une entrevue que
3285 élèves sont inscrits dans 81
écoles dirigées par 145 institu-
teurs et institutrices. Le mon-
tant total versé est 5390.24 et
un lot de 185 volumes de prix
sont déjà parvenus au secréta-
riat de l’A.C.F.A. Cependant
des renseignements manquent
encore et plusieurs écoles n’ont
pas fait parvenir leurs statisti-
ques, qui augmenteront encore
le nombre des inscriptions. M.
Belhumeur nous a demandé
: d’insister pour obtenir la coopé-
ration des parents des enfants,
coopération nécessaire pour
parfaire un succès qui s’annon-
ice déjà brillant.
a ————_—_—
ION A L’HOPITAL
| GRADUAT
GENERAL
Les élèves gardes-malades de l’'Hô-
pital Général recevront leur diplôme
de graduation à l'issue de la soirée
de graduation qui aura lieu le jeudi
16 mai prochain, dans Ia salle de
convocation de l'Université.
BEAU SUCCES DU
BAZAR
.Le bazar de St-Joachim a
remporté un franc succès. Il fut
inauguré jeudi soir dernier à la
Mle Keir gagna je premier prix et.
Le succès s’annonce sans me
célébré de façon solennelle et brillante dans tout l’empire, et particulièrement à
Londres, où ont eu lieu des services religieux et des manifestations civiles et mi-
litaires au cours desquelles le roi et la reine ont adressé la parole à leurs sujets.
L’'irradiation des cérémonies de Londres et d'Ottawa, et le programme spécial
préparé par Radio-Etat a été un succès artistique et technique.
La mauvaise température à contraint quelques endroits de la province, tel le district de
l'an prochain, au :salon des gardes- | Red Deer où la neige est tombée presque toute la journée, à célébrer le jubilé dans des céré-
malades, samedi dernier. On y a joué monies intérieures. Edmonton a été favorisé et les citoyens ont pu voir une cérémonie comme
jamais la capitale n’en avait connue.
La température, par contre, fut excellente pour la radio, ce qui contribua beaucoup au
tion. Mile Müller adressa des compli- :SuCcès de l’émission.
HU nous à fait plaisir de remarquer aussi que le caractère bilingue de lémission à été
Clara Fry répondit avec beaucoup d'a | convenablement respecté. Les annonceurs français avaient été choisis avec précaution et les
incidents regrettables de l’émission des fêtes de Gaspé ne se sont pas produits. La Commission
canadienne de la radio mérite des félicitations pour un programme si bien conçu et si heureu-
sement exécuté.
De nombreux détenus des prisons canadiennes ont été graciés à l’occasion du Jubilé.
Son Honneur le Maire Clarke|Les décrets de grâce du ministère de la Justice comportaient un mois de grâce par an pour
chaque condamnation et un mois de grâce parannée de bonne conduite. Selon les règlements
ordinaires, les prisonniers élargis dont le nombre s'élèvent au dixième environ de tous les déte-
qui interdit le travail dans les |nus, ont été fournis de vêtements avant leur sortie et ont été reconduits au lieu originel de
leur arrestation avec une gratification de dix dollars. Depuis un siècle il y avait eu plusieurs
actes de clémences à l’occasion de célébrations impériales, comme à l'accession de la reine Vic-
toria, en 1837, au couronnement du Roi Edouard VII en 1901, au couronnement du roi Geor-
ges en 1910 et au Jubilé de la Confédération en 1927.
A LA RADIO
Le programme préparé par
la commission canadienne de la
radio fut un véritable succès ar-
tistique et technique. En plus
de l'irradiation des cérémonies
qui se déroulèrent dimanche et
lundi à Londres, on entendit Ia
chaine des adresses venues de
tout l'empire, de Nouvelle-Zé-
lande et d'Australie, des Indes,
de l’Afrique-Sud, des Antilles-
anglaises et de Terre-Neuve et
enfin du Canada. Le program-
exclusivement canadien
comportait l’irradiation des cé-
rémonies à Ottawa et une chai-
Le concours de Français | ne de musique et de discours pa-
PA.C.F.A. organise dans toutes | triotiques émanant des neuf
capitales provinciales. Les Its-
gouverneurs de huit provinces
parlèrent en anglais, et l'Hon.
Patenaude, It-gouverneur de
Québec, parla en français d’a-
bord et en anglais, pour adres-
ser les voeux du gouvernement
canadien-français à leurs ma-
jestés.
La chaîne de musique patrio-
tique fut un succès d'autant
plus vif qu'il était peu attendu,
car cette expérience n'avait ja-
mais encore été tentée. Des fan-
fares de sept capitales provin-
ciales en commençant par Hali-
Puis les mêmes partant cette
fois de Victoria jouèrent “The
Maple Leaf”.
Une intéressante émission
vint de Montréal, dans laquelle
plusieurs personnes, passants
fax jouèrent d'abord O Canada. |
de la rue Ste-Catherine, furent |mandait la parade et le feu. Sur
appelés à dire un mot au micro- |l’estrade on remarquait l’Hon.
phone à l’occasion des fêtes du! Walsh, It-gouverneur et Mme
jubilé royal. Walsh, l’'Hon. Reid premier-mi-
nistre, son Honneur le Maire
Clarke et Mme Clarke et plu-
sieurs personnalités militaires
et civiles. Le It-gouverneur et le
La cérémonie d'Ottawa s’est|premier-ministre ont adressé
déroulée sur la colline du Par-;la parole.
lement, lundi matin, devant|
plus de cinquante rille pero)
nes. Lord Bessborough a prési- |
dé la cérémonie et a parlé en: ne
français et en anglais. En l'ab-| Les cérémonies de Londres se
sence de M. Bennett qui repré- sont déroulées dimanche et lun-
sentait le Canada aux fêtes de : äi. Le roi et la reine se sont ren-
Londres, Sir Georges Perley a ldus à travers des rues bondées
pris la parole au nom du gou-jde spectateurs qui les accla-
vernement et il a formulé les imaient, à la cathédrale St-Paul,
voeux de la population cana- joù le clergé de la Haute Eglise
dienne en anglais d’abord puis d'Angleterre, présidé par l’Ar-
en français. D'autres personna- chevêque de Canterbury, leur
ges ont aussi participé à la cé-| jadressa ses voeux et joignit ses
rémonie qui fut irradiée au prières à celles de tout l'empire
cours du programme de la com- ipour remercier la Providence du
mission. Un grand déploiement ;long règne de nos souverains.
militaire avait été organisé et| Le roi a prononcé quelques
des salves d'artillerie alter-|mots à la radio, qui ont été en-
najient avec les sonneries de tendus de toutes les villes de
clairon et les fanfares pour sa- l'empire: “Les mots me man-
luer nos souverains. quent pour exprimer mes pen-
| sées et mon émotion; que je
: vous dise seulement combien la
Reine et moi vous sommes re-
| : :connaissants et vous remercions
Une Étémondese semblable s’est : dau fond de nos coeurs pour vo-
déroulée ici lundi matin. Laltre loyauté et votre affection”.
|foule réunie devant le Parle-: C’est en termes semblables que
ment provincial et le régiment Je roi s'est adressé à l'empire.
ialterna ses salves avec les COUPS En réponse des messages de
de la 92ième batterie d’artille- toutes les capitales ont répondu
rie. Le colonel Bannard, com-" ‘par la radio, pour renouveler les
mandant de la garnison, com- voeux des peuples britanniques.
A OTTAWA
“& LONDRES
A EDMONTON
Le Jubilé dans les paroisses | DEMISSION DU
de Québec
QUEBEC. — Une lettre collective
de l'épiscopat de la vieille province a
SR
LE BUDGET DE
CABINET ESPAGNOL LA METROPOLE
MADRID Le cabinet du pre-
mier-ministre Alexandre Ler-| MONTREAI-—Le Budget de
(roux a démissonné vendredi|la Métropole présenté la semai-
été adressée à tous les curés des Pr0-!Gernier, à la suite d’une crise|ne dernière par les commissai-
vinces ecclésiastiques de Québec,
Montréal et Ottawa, à l’occasion du
Jubilé royal. Cette lettre lue en chai-
re dimanche dernier dans toutes les
paroisses au lieu du sermon, recom-
mandait la célébration d’une messe
solennelle pour honorer nos souve-
rains par des prières publiques à leur
intention. Le Chant du Te Deum a
terminé la messe de dimanche et
dans toutes les cathédrales de la pro-
vince, une Messe Pontificale a été
célébrée aussi à l'intention du Roi
Georges et de la Reine Marie.
Fête Bonapartiste à Paris
salle paroissiale du Sacré-Coeur | PARIS. — Les Bonapartistes, par-
jpar un banquet auquel se pres-‘tisans de la famille de Napoléon, ont
De une foule nombreuse et;manifesté dimanche à l'occasion du!
‘très choisie. On remarquait au'cent-quatorzième anniversaire de la
nombre des personnalités pré-. mort de l'empereur. Napoléon ler
ministérielle qui durait depuis | municipaux au Conseil des
plusieurs semaines. De récentes ! échevins, apparait avec une fi-
mesures peu populaires avaient | BUre meilleure que ne le fai-
mis le gouvernement en minori- \saient prévoir les difficultés de
ité. Le président Zamora devra | Ces derniers mois. Il s'élève à
demander à un autre parlemen- | Plus de 50 millions et les admi-
ltaire de former un cabinet ay-|nistrateurs de la ville croient
ant la confiance de la majorité Pouvoir léquilibrer avec de
Contrairement aux appréhen- [Nouveaux revenus, surtont avec
sions de la police, cette démis- la nouvelle taxe de vente dont
sion n’a donné lieu à aucun!o0n espère tirer plus de 5 mil-
trouble politique. lions. Toutefois des critiques
sont venues rabattre un peu la
confiance et la Métropole n’est
pas encore tirée de ses difficul-
M. PAUL SUZOR
tés, surtout la charge un
A EDMONTON eu VIS loue mat rave
M. Paul Éhaoe: ton consul de France | Quand même du secours direct
à Vancouver, sera en notre ville lun- | “relief”.
di prochain. I1 passera quelques jours |
à Edmonton pour régler des affaires ‘
administratives et il en profitera pour: La Grève des débardeurs
‘rencontrer les dirigeants de l’A.C.F.A. |
et les personnalités françaises de la
Les Révérendes Soeurs Marie de la Présentation, ainérdeure de l'hôpital !
‘du Jubilé, ‘à l'occasion du Jubilé ces lundi avant-midi.
sentes, Mgr Nelligan représen- mourut en effet à l'Ile Ste-Hélène, | ville. A l'occasion de son passage, le
(tant de son Excellence Mgr l’Ar- | dans le sud de l'Océan Atlantique, le |consul de France remettra aussi des |
ichevêque, Son Exc. Mgr Brey-!3 mai 1821, après six ans de reléga-|décorations aux Pères Oblats Mission-
inat, son Hon. le Maire Clarke, tion. Celui de ses descendants qui|naires du Nord.
le R. P. Boucher, curé de Saïint- |prétend lui succéder sur le trône de| M. le doyen Kerr, de l’Université,
Joachim, M. l'abbé Ketchen,|France, le jeune prince Napoléon pe- | récemment nommé à la Légion d'Hon-
curé de lImmaculée-Concep-|tit-fils de Napoléon II, est actuelle-|neur, recevra ses titres et décora-
tion, les RR. PP. Routhier et|ment exilé hors de France par le|tions mercredi prochain, le 15 mai
ILangevin du Juniorat, le R. P.!gouvernement de la République. Le | après-midi,
Bellavance, S. À. supérieur du|chef du parti bonapartiste en France |sera reçu le même jour à souper au
est le prince Murat, descendant d’un \Juniorat St-Jean. Les membres de
des maréchaux de Napoléon, Jon- {l'Exécutif de l'ACF'A assisteront à cèt-
“tiques et laïques. chim Murat, roi des Deux-Siciles. te réception.
à l'Université. M. Suzor,
|
réglée
MONTREAL. — La Grève des dé-
bardeurs du port de la Métropole qui
âurait depuis plusieurs jours a été
réglée la semaine éernière-et les ou-
vriers sont retournés au travail jeudi
matin; les employeurs ont cru devoir
faire droit à leurs réclamations, telles
que Ja réduction des polds chargés,
l'embauchage de houveauf manoeu-
vres, etc.
A 5 VU Pie nc DT
D te sr en ee de nee on a Ne
PAGE 2.
ETODÉOOOODODOSOCOOOOSOLCOS
Le ROYAUME...
….de L'INTERIEUR
COODOSOOODODOODODODOODEOGOO
LA CONTRAINTE -
—-Marie, à l’église, je ne te vois” jamais remuer les lèvres; tu
ne pries donc jamais ? :
——Quelle conclusion hâtive tu tires de tes petites observations.
tu es très perspicace.… |
—Tu ne me réponds pas, quand même, est-ce une ruse ?
—{Chasse tes soupçons, Blanche, et ne te prives pas de som-
meil.. d’autres s’extériorisent au grand jour, moi je prie, in-
térieurement, avec autant d'amour et de ferveur que la plus
extatique. |
—Te souviens-tu, lorsque notre père, autrefois disait: “Marie
est légère, coquette; elle n’a pas notre dévotion. ?
—Eh bien... ma chère Blanche, c’est précisément de là que
date mon apparente indifférence, à tout ce qui est religieux
l'appréhension d'être, si l'on me surprenait en prière, condam-
née comme fausse et ridicule; dès ce jour, j’ai adoré en silence,
… SODOOOOO0ODO
D NES D a ed arr # Ma Lau nan nr
il
t
Plus haut! Va jusqu’au
Chrétien, avec les yeux
Regarde: Après le Christ, son image parfaite,
Marie est l'idéal de Dieu.
Te
LA SURVIVANCE
. REINE DE L'IDEAL
_L'idéai?.… Fuis le monde, ou déchire ses voiles ;
Va! plus haut que l’azur où marchent les étoiles,
Que le soleil captif dans le temps et le lieu:
seuil de l’éternelle fête,
de l’ange et du prophète,
Plus haut, croyant, poète, artiste! D'un coup d'aile,
Dans le vol de la foi, montez vers ce modèle
Que l’humble Beato copiait à genoux;
Près du Verbe fait homme, ineffable exemplaire,
Que tout être créé reflète, où tout s'éclaire, .
Marie est le chef-d’oeuvre où Dieu veut se complaire
Le sourire de Dieu sur nous.
En vos élans de l’âme extase ou rêverie,
Chercheurs de l'idéal, osez chercher Marie;
Le jour, sous son regard, pâlit comme un flambeau;
Dans la brume et la nuit de l'humaine voilée =
Fixez, passants du ciel,
sa couronne toilée:
Chercheurs de l'idéal, cherchez l’'Immaculée,
Pour voir plus pur, c’est voir plus beau.
P. V. DELAPORTE.
ms
La lampe au grand disque
d'or inonde le logis de sa lu-
mière vive et joyeuse. Lente-
apaisante et sereine.
Sa clarté discrète et douce at-
tire le cercle familiale qui l’en-
toure amoureusement. Une
ambiance de quiétude règne
dans cette atmosphère chaude
et reposante.
La pendule, coeur du logis
bat son tic-tac régulier dont la
cadence fait les heures brèves
et légères, car toute la famille
l'est 13. A
On parle, on s'amuse. Oh! les
amusements du foyer paternel!
comme on subit leur charme
sans s’en apercevoir!
L'amour du chez soi ne s’a-
nalyse pas; seuls les coeurs o-
béissants à sa voix l’éprouve à
sa pleine valeur car c'est un
isentiment puisé à la source
même de l’Infini qui le rend im-
mortel.
LE FOYER PATERNEL!
|
C’est pour ne pas avoir écou-
té sa voix inspiratrice que tant
123 4 5 6
12 11 10 9 8
è 8 MAI, 1935.
MOTS CROISES
PROBLEME No. 43
7 8 9 10 11 12
Eun n
ment descend l'heure du rève
dans l'ombre. Mon culte, à la Ste-Vierge surtout, s’est de pins | de de HORIZONTALES: VERTICALES:
| en plus développé, sans que vous vous en doutiez. vais influence du dehors. C’est :
,.j .-—Je ne t'ai jamais supposée aussi ardente, . I NOUS SAVIONS Is amours! Amour de Dieu. qui fait pour avoir déserté ce nid ca- - . | rie à
+. _ patios . Dévi j _. L Les lies apôtres, les missionnaires, les mar-| pitonné de tendresses que la} 1—Donner un éclat métallique, 2—| 1— Qui a le caractère ou l'appa
Ue Se en ee A AE COR CE SU AIMER ! ltyrst Amour des âmes qui fait les jeunesse se laisse entraîner à COnSonne. — Pronom personnel. —|rence du métal. 2.— Consonne. —
ne pes, je ne parlais jamais des saints à qui je demandais pour ° / ‘Genre de rongeurs à longue queue.— |Large cuvette dans laquelle on se fait
À confesseurs, les religieux, les reli-| toutes sortes de dangers qu’elle
vous tous, les grâces que vous désiriez; je cachais ma piété,| De toute éternité, l'amour est la |gieuses; Amour de la Patrie, qui fait
crainte d’être raillée. | raison d’être de tout ce qui est. L'E- |le héros, Amour de la famille, amour C ; de
ue : É i-mé ir, on i-bas. | ï ‘ consistance généralement poreuse.— | élan. — Six lettres du nom Boniface
—J'avoue, de te voir recueillie, m'aurait fait sourire et peut- | re Suprême Lui-même est Amour et |du devoir, qui font le bonheur {ci bas eu roi papas As Dont la personne et les biens dépen-|— Deux voyelles. 4. — Forme du ver
dans son infinie munificence, Il aime | Amour du Vrai du Bien du Beau =
. : : i- ! ° ‘a dent d’un maitre. — Exsudat patho-\be tuer. — Ouverture en creux.
être penser.…..: ma petite soeur maquille sa SÉvOtonEe Vrai l'humanité toute entière! I1 fait pour vous êtes une parcelle de Dieu meé- res durant aux portes des ciné- ‘logique qui constitue une des ser Les lettres du mot cas. 5.— Manière.
ment, je suis confuse de t’avoir mal jugée, et t'en demande |eïle, des mondes et des mondes de|me. Vous êtes le corps mystique, si'mas, faire de longues randon- inaisons de l'inflammation dans les|— Douzième lettre de l'alphabet grec.
beauté. Il fait l'homme à son image [l'on peut s'exprimer ainsi, de tout ce |nées en automobile où le dan- /abcès. 5— Action d'abattre. — Note|— Nom poétique de l'arc-en-ciel. 8.—
x :Consonne. 3— Conjonction. — Ville! des lotions à grande eau sur le corps.
ne soupçonne pas mais qui €x- d'Irlande. — Deux lettres du mot|— Trois lettres du mot tuteur. —
istent malheureusement. Jbien. 4— Formation géologique, de! Consonne. 3.— Deux lettres du mot
RE 7 em LU
|
|
|
L
Ë
peintre des chênes-verts, des pins et
: pardon.
—-Tu ignores à quel point j'ai souffert, de me savoir soupçcon-
née de froideur envers mes exercices religieux; aussi c’est avec
amertume que je retrace les paroles dures de mon père; en dé-
pit de cela, je l’aimais jusqu’à la vénération. Je ne me corrigerai
plus de cette gêne, car dans mon coeur, ces paroles: “Marie est
légère, coquette, et n’a pas notre dévotion” tel un fer rougi qui
pénêtre les chairs, a creusé une plaie qui ne se cicatrisera ja-
mais. ;
—Mais aujourd’hui, tes louanges de Dieu, tes prières, sont
livrées au public.
—Oui, sous un nom de plume; Crois-tu que je les signerais
de mon nom? pour que l’on pense: “elle n’est pas sincère...
Non, je chercherai toujours l'isolement où Dieu me connaît, me
comprend, et m'aime. ce que ma famille a toujours évité, na-
turellement. J'ai même fanfaronné en causant de commande-
ments, en les traitant légèrement, pour ne pas déparer la ré-
putation dont on m'avait coiffée... Mais, aussitôt j’en souffrais,
assaillie de remorûs. Je ne veux pas faire mentir mon père; j'ai
tort de le comprendre ainsi. .
Pauvre petite, combien d’autres, n’ont jamais pu secouer
le joug d’une remarque faite mal à propos; les parents, plutôt
rares, j'ose le croire, endeuilent l'âme de leur enfant, si im-
pressionnable à un certain âge, que la moindre accusation, la
plus minime indélicatesse, laissent pour la vie, une empreinte
pénible, cruelle. Le plus on aime ses parents, le plus on est
sensible, aussi faudrait-il avant d’accuser les jeunes, bien peser
la portée des paroles trop dures, pour qu’en leur coeur, ne s’é-
panouisse que des pensées et des actions libres d’appréhensions
et de contraintes.
Une autre remarque blessante et couränte chez certaines
gens, est celle d'une mère à ses enfants: “Que tu parles donc
mal le français, tu me fais honte”!
N'est-ce pas de là que parfois nait cette antipathie de s'ex-
primer dans sa langue? Au contact de personnes dont le voca-
bulaire est choisi, ils n'osent.... et de suite recourent à une lan-
gue étrangère qu'ils s’imaginent posséder à fond, souvent à tort.
L’Anglais, d'habitude apprend bien sa langue. Nous?
combien nous la négligeons! Eux, quelque soit le sujet qu'ils
étudient, ils persévèrent. Nous? tout feu, tout flamme au
début, et voilà que les résolutions, tel un château de cartes,
s’écroulent au premier souffle, s’éparpillent au vent du ca-
price. .
cs ———— {" —————— — — _ — —————_————<— re
LE MONSIEUR
GRIS
Feuilleton de la.
“Survivance”
—Pourquoi pas? Je vous le présen- | une lunette astronomique, et instal-
terai un jour. Par son amour et parlé sur la grande table de la salle
sa volonté, il est devenu le jeune là manger des cartes du ciel.
et lui donne une compagne, pour que qui est grand et noble sur la terre!
sur Ja terre, comme au ciel, règne l'a-
mour,
Or, Dieu, qui
laver l'offense. Le Fils, par amour,
accepte cette mission, avec ses souf-
frances indicibles, la mort ignomi-
nieuse de la Croix. Il se fait Homme
pour l’accomplir, et le Christ fait
Homme aime toujours! Il aime Dieu,
son Père, dont il accomplit les vo-
lontés saintes. Il aîme Marie, sa mè-
re, et en elle les perfections divines
qui se reflètent dans son âme. Il s
me Joseph, son père d'adoption, et
en lui, tous les justes, comme en
Jean. Il aime les âmes pures. Il a.
me. d’une tendresse émouvante, les
petits, âmes innocentes! Il aima Mag-
delena, et en elle l'âme aimante à qui
beaucoup sera pardonné. I1 aima Dis-
mas, le larron repentant. Il aima Vé-
ronique et les filles de Jérusalem,
sympathiques et dévouées, qu'il con-
sole aussi la veuve croyante de Naïm
et la veuve au sou, de YEvangile, per-
sonnifiant tous les pauvres. '
Xl aima Jérusalem, la ville coupa-
ble, sur laquelle Il pleura, aimant
ainsi tous les pécheurs même ses
bourreaux, pour lesquels Il pria!
I aima Lazare et ses soeurs, bénis-
sant et agréant aïînsi nos amitiés ter-
restres. Il favorisa de son premier mi-
racle publique, les mariés de Cana,
sanctifiant ainsi l'amour conjugal,
qu'H fécondera et élèvera, dans le ma.-
riage, à la dignité de sacrement.
Le Christ est l'Amour même, et de
son Divin Coeur comme d'un foyer
ger grandit avec l’espace, la
Mais dès la faute originelle, le|cause de cela est le peu d’at-
coeur de l'homme a été vicié, et
avec tachement qu’elle a pour son
la science du mal, celle de l'amour foyer.
s'est obscurcie!
aime toujours, donne son Fils, pour |
Sans doute, il y a encore dans les
cloitres et les communautés religieu-
ses et dans le monde même des âmes
saintes, qui rendent à Dieu, cette jus-
tice de l'aimer par-dessus toût, qui!
marchent sans fléchir, dans la voie leur foyer en aimant à s’y repo-|
Pourtant ce qui caractérise
un honnête homme c'est son
affection pour sa famille, son
foyer. Ce qui distingue un jeune
homme, une jeune fille c’est
l'attachement qu'ils ont pour
du devoir, qui réparent par la péni- Sr, à s’y amuser comme l’abeil-
tence continue, et même qui, par a-
mour, jubilent dans la souffrance,
mais sont-elles le grand nombre? En!
le en sa ruche, comme l'oiseau
en son nid.
C’est toujours, pour avoir mé-
général, qu'aimons-nous? La vie lar-'prisé les instances des parents
ge et facile. l'or, la santé, les hon-!que le jeune homme ou la jeu-|
neurs, les plaisirs, ceux qui nous flat-:
tent et jamais ne nous contredisent, F
d’aucuns même, aiment le vice! Ï
Amour, mof$ divin, que tu es pro-'
fané! Que de bassesses, se mettent
à ton compte? Amour de soi, amour
de l'argent, source de vol et d'injus-
tice; amour de soi encore et tou-
jours, qui va jusqu'à frustrer le Cré-
ateur de ses droits, établis dans tout
contrat de mariage. Amour, que tu
es profané dans ces semblants d’a-
mour qui sont hypocrisie, intérêt et
vice !
Pourtant, si nous savions observer
Je grand commandement de l'amour,
la justice, la paix et le bonheur rè-
gneraient dans le monde, et alors,
vers le ciel, s’élèverait, en un chant
triomphal et ininterrompu, la cla-
meur universelle de nos Alléluias !
Si nous savions aimer !
Esther.
ardent, les étincelles, jaillissent tous ‘Avril, 1955.
Corrigeons les fautes sans condamner sévèrement. Com-
plimentons les mots acquis, les phrases bien, ou mieux tournées,
que le progrès le plus léger soit noté, et cet encouragement les
libèreront peu à peu de cette contrainte détrimentale au per-
fectionnement de la plus belle langue reconnue.
MADRINA.
ne fille ont fait fausse route au
sentier de l’honneur et du de-
voir.
Notre jeunesse coure avec a-
vidité vers le chemin brillant
de chimères trompeuses, si ha-!
biles à promettre ce qu’il ne
donne jamais: le vrai bonheur.
C'est la course affolante vers
l'ensoleillement de la fête joy- |
euse, en oubliant que ses at-
traits sont trompeurs et facti-
ces.
Aimons notre cher foyer, ce
sanctuaire béni, protecteur des
nobles affections et des loua-
bles habitudes, donnons-lui no-
tre coeur en aimant y passer
nos heures de repos, nous y
trouverons dans son affectueuse
atmosphère, les vertus qui en-
noblissent l’homme et en font
un citoyen honnête et distin-
gué.
VIOLETTE.
Veut-on savoir ce qui fait une
nation? C'est le coeur des fem-
mes. C’est le coeur des mères, des
soeurs, des fiancées. Donnez à un
peuple de fortes et courageuses
‘mères et l’on répond de ce peu-
ple.
Abbé Perreyve.
—Dieu!. précise, d’une main éner-
commandant Didier. Pour-
—La’ fourmi humaine est-elle assezitel Sbectable!. Laissez-moi vous lire. |monie souveraine” ne signifient rien,
écrasée! :
—L'homme n’est qu’un roseau, le
M |plus faible de la nature. Mais c'est
& |un roseau pensant!. répond le pro-
; lfesseur,
—} ne faut pas que l’univers en-
f|tier s’arme pour l'écraser: une va-
peur, une goutte d’eau suffit pour
Mlle tuer continue le commandant.
—Mais quand l'univers l'écraserait,
l’homme serait encore plus noble que
ce qui le tue. reprend le professeur.
—Parce qu'il sait qu'il meurt. Et
de la mer...
Xci le professeur a, de nouveau, son
mauvais rire sceptique:
—Eh bien, non. Franchement, j'ai-
LL vérifiait sur elles les données ré-
centes d’un nouveau livre‘qu'il ve-
nait de parcourir avec un extrêm
intérêt. ‘
“Au bruit que fait le professeur Fa-
.le commandant en fixant le profes-
me mieux votre petite Sylviane! bien, en ouvrant la porte, le com-
—Je reprends une de vos réponses | mandant lève la tête:
de tout à l'heure, et je vous répète:| —Ah, c'est vous!. Eh bien, vous
June n'empêche pas l'autre. voyez un homme qui revient de loin
_—Espérons-le! s'écrie le Monsieur|et qui descend de haut. de très
en gris. Espérons que l’un n’empêche-|haut! Devinez d'où? |
re pas l’autre. Ce serait vraiment trop] —Et comment voulez-vous que je.
fort. Ce serait la catastrophe! devine! je sors, moi, de ma petite mai-
—Que voulez-vous dire? interroge |Son où vous m'avez laissé. La pau-
vrel. Elle n'a pas de nom encore.
lavantage que Funivers 2 sur lui, l'u-
nivers n’en sait rien. Toute notre di-
gnité consiste donc dans la pensée,
C’est de là qu’il faut nous relever, et
non de lespace et de la: durée que
nous ne saurions remplir...
—Travaillons donc à. ‘bien penser.
Voilà le principe de la morale. con-
clut le professeur en riant. Nous a-
vons fait la preuve que ni vous, ni
moi, n'avions oublié nos vieux au-
teurs. : :
Les deux hommes, en effet, s'é-
talent très aisément renvoyé les pen-
sées classiques de Pascal comme, à
l'office, un prêtre. répond au verset
sur.
—Ce que je veux dire? Eh bien, |pitant sous la main. Appelez-la: An-
probablement, je vous le dirait hbien-
. tôt. ce que je veux dire!
—Clairement, alors?
—Ohl. mon cher commandant, je| c'est blanc. c'est surtout très loin-
vous le dirai si clairement, qu’on ne
pourra pas plus clairement. :
CHAPITRE XIX
—Pas de nom? J'en ai un tout pal-
dromède.
- —Andromède.? Pourquoi.?
—J'en débarquel. C'est vague.
tain… très tranquille...
n'y atteignent pas encore!
—Je ne vois pas bien?
—En effet, il vous faudrait un de
Les avions
chanté par un autre prêtre. ‘
— Alors, mon cher Pétrone, essa-
yez de pressentir la valeur d’une âme
humaine, pufsqu'une seule f£me est
supérieure à tous ces abîmes de mon-
des inconscients!. Et pourtant, quelle
sublimité déjà, rien que dans cet uni-
vers matériel, que nous percevons
paces stellaires. Que de fois, en mer,
dans le champ sans limites des es-|
‘[vous chanter, cette conclusion de l’as-
tronome G -W. Ritchey, celui qui
vient de me guider vers Andromède.
Je l'ai laissé sur la plate-forme la plus
élevée de l'Observatoire du Mont-
Wilson pour contempler le ciel de
minuit: MS ;
“Nous demeurons éblouis!. s'écrie-
t-il. Les constellations qui nous sont
familières ne le sont plus à cause
des myriades. de petites étoiles visi-
bles. Les nuées stellifères de la Voie
Lactée semblent suspendues à une
faible hauteur au-dessus de nos té-
tes, comme si elles nous invitaient à
leur arracher leurs mystères les “plus
impénétrables. L'horizon apparaît dé-
primé; et cet effet, joint à la limpi-.
dité de l'air, nous donne l'impression
irrésistible que nous nous trouvons
sur le sommet culminant du globe.
que nous sommes au-dessus de l'at-
mosphère elle-même, et que nous pla-
ons dans l'espace. Les cieux ne sont
plus éloignés, ternes et froids Ils
s'étalent, grandioses, dans leur rap-
prochement et leur splendeur. Nous
Isommes ici dans l'univers, qui nous
entoure et qui nous touche, et nous
jen faisons partie intime. |
“Sur ce sommet, nous éprouvons
ure émotion indéfinissable, .et que
nous. ne connaissons pas. Nous .sen-
tons-que quelque grand bien, quelque
aide puissante, ignorée jusqu'ici, quel-
que élévation infinie de la vie et de|.
l'esprit . doivent . résulter .de. notre
cevables. richesses de ces tourbillons
s'ils ne signifient pas “Dieu.” N'est-
Îce pas votre avis, Monsieur le pro-
{fesseur?
| Le Monsieur en gris fait alors un
geste gris. un geste qui ne‘dit pas
“oui”. mais qui ne dit pas “non”,
—Vous ne répondez pas? insiste le
commandant. :
—La vérité vraie, c'est le silence!
a dit un vieux bonze thibétain.
—Oh! vous savez..? Il n'est pas né-
cessaire d'aller jusqu’au Thibet. Prud-
homme aurait pu en dire tout au-
tant. .
lde la gamme. — Sorte de caleçon
‘bouffant des danseuses de théâtre.
i6.— Consonne, — Habitation d'un er-
ymite. — Consonne. 7.— Consonne. —
Lieu d'étalage et de vente au détail.
— Voyelle. 8.— Aussi de même. —|
: Deux voyelles. — En outre, de plus.
9.—Lequel. — Inscription mise par
Pilate sur la croix. — Saison. 10.—
Première note de la gamme ordinai-
ire. — Six lettres du mot artiste —
Pronom personnel: 11— Voyelle. —
Adverbe de lieu, — Colère. — Con-
sonne. 12— Habitants de la Messe-
nie.
DES FLEURS OU
BUTINER
Beaucoup d’amis. sont comme les
cadrans solaires: ils ne marquent que
les heures où le soleil luit.
(Wictor Hugo).
Ceux-là furent grands qui ne mar-
chandèrent pas leur peine et sur leur
carrière brève ou longue, mirent }'em-
preinte de leur âme dépourvue de
crainte et de faiblesse,
Kenry Bordeaux).
Etre jeune, c'est être enthousiaste,
c'est-à-dire avair un esprit qui cal-
cule et un coeur qui ne calcule pas.
(Chanoïne Adrien Garnier.)
Vivre intensément, c'est vivre à
plein coeur et à pleine volonté pour
un but qui dure après nous et par là
Consonne. — Qui a du mérite. — Vo-
| yelle. 1.— Consonne. — Pièce de char-
pente, qui forme l'encoignure d’un
comble (pl). — Consonne. 8.— Qua-
tre lettres du mot grief. — Deux let-
tres du mot aqua. — La même voyelle
| quatre fois. 9.— Les lettres du mot
has. — Quatre lettres du mot quitare.
— Point de départ de chaque chro-
nologie particulière. 10— Conjonc-
tion. — Six lettres du mot pnérile-
ment. — Préposition qui indique le
lieu. 11— OCondinne. — Point où
l'on vise. — Saison, — Consonne. 12.
Avec prudence et modération.
La solution du problème
No 44 paraîtra le 29 mai
prochain.
M. Harry BEAUREGARD
de St-Paul, Alta. est l’heu-
reux gagnant du Concours
de Mots Croisés, No 41. —
N os félicitations.
No. 41
PARMENTIER
C VIA ART E
[oc PACTES cv
IUER SHEL COA
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IB CHAPERON oO
A TURINOIS R
TOUT TT NUMA
VUIS CRIS LOB
RE PREAUX IL
E AIO BOA E
CHAPELIERE
Nous ne sommes qu’une poi-
même qui nous survivra pour cette | gnée, C’est vrai; mais ce n’est pas
flamme sacrée que nous devons em-|à l'école du Christ que jai ap-
porter comme les coureurs d’autre- |pris à compter le droit.et les for-
fois sans l'éteindre, et que nous devons ! CES morales d’après le nombre et
transmettre plus brûlante et plus [par les richesses. Nous ne som-
haute aux générations qui nous sui-[MmeS qu’une poignée, c’est vrai,
vront.
(Henry Bordeaux, à l'Université
Laval de Québec).
vacances. Ah. le premier mouvement,
comme il faut toujours s'en méfier!
Doit-il la regretter ou ne pas la
regretter?
L'avenir prochain le dira. Mais au-
jourd'hui, il s'estime acculé à pren-
dre la grande décision, au moins en
principe. Car, cette phrase, le com-
mandant l'a certainement remarquée
et comprise. :
Oui ou non, se mariera-t-il enfin
cette fois-ci? .
L'occasion, certainement, se pré-
sente.
Les anciens disaient qu’elle passait:
vite. très vite, comme uhe femme
glissant, sans se couper, sur une la-
me de rasoir... et qu'elle n'avait qu'un
seui cheveu. d ‘
Ce cheveu — et il est si joli. —
faut-il le saisir.? Faut-il faire “sien-
- Et, en bourgonnant, le commandant
[range ses cartes: ,
On voit bien que vous n'êtes |
pas marin, vous, et que vous ne sor-|
tez pas, le soir, sur ‘l& dune. Que
de fois, en faisant me prière devant
ne” cette petite Sylviane si allante,
si séduisante? ‘
les étoiles, j'ai pensé au début ma | Ou bien est-il préférable d'en res-
gnifique d’un psaume: Les.cieux chan j là. de reprendre le bateau de
tent Ja gloire de Dien!. Et je la
chante ‘avec ‘eux devant Je livre,
Pornic, et de continuer à descendre
à Paris l'avenue de la solitude, mais
grand ouvert, de la’ vivante nature, | aussi de l'indépendance?
Mais vous..vous habitez une cage à
mouches, où ne miaulent que des pia-
nos... : : ns
—Merci pour la :mouchel Seule-
Il n’est pas bon que l'homme soit
| seul. :
“Les autres.? Peut-être!
meilleure compréhension des. incon-
Mais lui, qui a tant de cordes à
ment, je suis prévenu Quand .jeison arc! .
vous‘ verrai faire de. l'astronomie, |. Et voici que, de nouveau, Ja tare
je resterai dans le jardin: .. |Proféssorale se met à. jouer, et l'a-
. —Allons!. Appelez-la Andromède mêne à sortir, une fois de plus, ses
tout de même, votre baraque. dit Je |COmparaisons: |.
commandant en se radoucissant.… | ..Je ferme les yeux, et je décide
—J'aimerais cent fois mieux l'appe- |de me marier avec ‘Sylviane, -
For “| Alors, que : va-t-il m'érriver?
ler Sylviane. :
—Hein? Avantages: j'ai une femme char-
- .Sleurs fois, par semaine. le comman-
Quelques heures après, quand le
Monsieur en: gris revint diner aux E-
Joux, comme ‘cela lui arrivait: ‘plu-
ces télescopes! Mais je vais vous met-
tre un peu à la page. La constella-
tion qui vient de me captiver, et...
qui. répond au joli nom d’An-
dromède,. c'est une autre vole lactée,
dant, pour se reposer de son :admi- | dr \
située à .une distance’ d'où la lumière
nistratif courrier de maire, avait sorti
de mondes, et de l'Harmonie souve-
de :n'ai rien dit...
mante, Un peu sauvage; mais si peu
mais nous comptons pour ce que
nous sommes et avons le droit
de vivre.
Henri Bourassa.
me +
,mon appartement. Je sors’. je vais au
théâtre. au concert.
…Si je reste à la maison, Sylviane
est musicienne, ele me jouera de
belles choses. nn
Espoir charmant, Sylviane m'a dit:
“Je t'aime” Et, depuis lors, tont me
semble plus beau!
Si je suis malade — j'ai déjà
quarante-deux ans, très sonnés —
je serai soigné amoureusement
soigné... Tilleul. Camomille!. Camo-
mille. Tilleul!. C’est de la prose,
cela? Possible!. Mais quand on est
gripné, cette prose-là, elle est très
apprétiable.… ‘
Le beau-père, à Noirmoutier, me
laissera tranquille, et ne me fera des
sermons que par lettres, Les lettres,
on peut toujours ne pas les lire.
Enfin, pas de belle-maman!
… Evidemment, il y 2 1à tout un en-
[semble intéressant. Cela, c'est le cô-
té “soleil”. .
Mais il y a l'ombre. Voyons l'om-
bre.. | Etre à
Il répéte sa première donnée:
: Je me marie avec Sylviane:
: Inconvénients: je mets dans ma vie
jun oiseau fort joli. Mais. Mails.
|: Le professeur cherche l'épithète
sans la trouver... ee. 4
Sait-on jamais ce qu'il y a, ou ce
qu'il n’y a pas dans un cerveau de
femme, et. dans un cerveau spécial
|comme celui. de Sylviane. :
…Pourrai-fe causer avec elle. l'en-
tretenir. de mes études.? A : Paris,
: : [n'aurait-elle pas ses côtés “province”?
Comment ‘cette petite sauyageonne
tlendra-t-elle son rang dans mes re-
letions: officielles? : Si elle se montre
à
entre Île ciél et l’eau, j'ai été boule-
versé par la vision dé ces mondes,
dont le. silence épouvantait ce :mé-
me Pascal! fe A .
. Et ici, aux.
Elouk, aveé me sim-
passe / des : heures
est .une trouvaill
raine. qui préside à leurs mouve-| : CHAPITRE XX . .
ments" "Le chambre de l'hôtel Saint-Paul
:—"L'Harmonie : souveraine!” ré- |. Le Monsieur en gris & jeté trop: vi-
pète :le professeur. : Cette expression | te. hier, ‘une : certaine. phrase - qu'il
‘banale. Belle santé Physique : et. mo-'
{fler, et. sans ‘inquiétude; car, : étant! :
comptait: bien: réserver pour la fin de
eu lle. trop ‘“:Cléricale, ne. gènera-t-elle
rale, Je l'emmène.à Paris:. j'en. suis | mon avenir? : RER 7
profondément religieuse, elle ‘me de- |:
meurera. toujours ‘Absolument fidèle,
J'ai: Je à F deu é
VOL. VII
EDMONTON, ALBERTA, LE 8 MAI, 1935.
LA SURVIVANCE
. Organe de l'Association Canadienne-Française d’Alberta.
publiée par l’Imprimerie “La Survivance” Ltée., Edmonton.
DIRECTEUR: ADMINISTRATEUR :
Gérard Forcade, ©.M.I. Le commandeur J.-E. Morrier.
REDACTEUR: Jacques Sauriol.
Abonnement CANADA: ETATS-UNIS: EUROPE:
PAGE 3
Haute finance et munitions
L’Avis des Autres...
| Blocus préventif
| AU GRAN CHACO
| (Gazette de Lausanne)
La Société des Nations est inter.
venue avec bonheur dans les compli-
cations sarroises au commencement de
La commission sénatoriale des g-| Le fameux principe britannique du 'cette année. Son prestige, et même
tats-Unis qui recherche quels liens il: ‘Business as usual” qui résista à l'é- son autorité, étaient sortis grandis de
y a chez nos voisins entre l'industrie
des munitions et la haute banque pri-
annuel $2.00 $2.50 8.00
La correspondance est reçue avec lindication du service,
|
ipreuve de la guerre n'a pas eu de : cette épreuve, et l'on recommençait
|mal à survivre en temps de paix et à lui faire crédit. On doit craindre
a: tit-par-s'imposer an mMolde anglo jque ce succès ne demeure assez isolé,
Rédaction ou Administration, à
10010, 109e rue, Edmonton, Alberta. Téléphone: 24702 |
UN BEAU SUCCÈS
Malgré l'incertitude de Ia température et l’éloignement du
lieu qu’il était d’ailleurs impossible de rapprocher, et malgré
quelques détails de l’organisation un peu insolites dans une ré-
union de Canadiens-français, le bazar de St-Joachim coura-
geusement entrepris malgré la dureté du temps par le R. Père
Curé, et consciencieusement organisé par des dames dévouées, a
remporté un franc succès à tous les points de vue. Le rapport fi-
nancier est substantiel et il fait autant d'honneur aux généreux
paroissiens qu’il fera de bien à la fabrique. Le résultat social est
* lui aussi digne de remarque.
Ce point de vue a son importance. Car à côté du résultat ma-
tériel, toute organisation paroissiale doit se proposer pour but
un résultat social; elle est le grand moyen de faire rencontrer
lies gens, de les faire se parler et se comprendre. Et Ia bonne
entente qui sort de ces contacts est si nécessaire parmi nous.
Après avoir mangé, après s'être récréés ensemble, nos gens sont
plus disposés à bien s’entendre et à travailler en commun pour
le bien de nos institutions. Le développement des relations de
famille à famille n’a-t-il pas aussi une grave importance, pour
prévenir tant d’unions dangereusement assorties.
-X n’y à pas à dire, quand les femmes s’en mêlent, tout va
bien. La tradition canadienne a consacré ce précepte. Qu’il soit
entendu des organisateurs de toutes nos manifestations publi- !
ques, et que les femmes le comprennent et ne refusnt pas un!
concours si précieux. Elles s’attireront ainsi par leur amabilité,
un compliment d’autant plus agréable qu’il sera mérité.
J. S.
UN ARGUMENT SENSIBLE
Hi faut notre patience et notre volonté de bonne entente pour!
ne pas croire à la mauvaise volonté des gens qui refusent de
nous servir en notre langue. Les fonctionnaires publics sont
pourtant payés pour ça, et c’est nous qui les payons.
On l'a vu dans l'affaire des billets de la Banque du Canada,
et on le voit encore. C’est presque un procès qu’il faut faire à
chaque fois pour avoir des billets français. Les gens obtus qui ont
pensé que ce moyen était bon de nous berner une fois de plus,
se sont dit qu'en réservant la langue française à quelques billets
encore presqu’introuvables, ils useraient vite la résistance des
canadiens-français trop polis pour insister. Ils se trompent. Car
autant nous sommes conciliants avec nos amis, autant nous
devenons entétés avec ceux qui de leur propre volonté devien-
nent nos ennemis. Il faudra de toute nécessité qu’on nous paie
en français l'argent que nous allons échanger aux banques. Que
cela cause tout le tracas imaginable, nous l’exigerons quand
même, car ce n’est pas nous qui l’avons causé. Et nous ne ces-
serons de réclamer contre cette tracasserie qui donne une mi-
sérable idée de l'esprit de ses auteurs, tant qu’on n'aura pas
donné au bilinguisme de la banque, sa sanction naturelle en
libellant tous ses billets dans les deux langues officielles du
Canada.
Que nos gens se donnent le mot et qu’ils usent, pour con-
vaincre les banques du sérieux de notre exigence, qu'ils usent
du grand moyen qui prend toujours avec des financiers. eu |
banques où nous serons mal servis, où on nous répondra gros-
siérement et où on nous reéfusera satisfaction, nous retirerons
vée a fait jusqu'ici du beau travail;
mais elle se heurte à des obstacles as-
sez sérieux. Elle aurait voulu étudier
à fond les relations entre la grande
maison Morgan et les munitionnaires
américains. Il y a environ trois se-
maines, les enquêteurs de la com-
mission Nye se rendirent à la Gua-
ranty ‘Œrust Company, filiale de
Morgan, et réclamèrent la corres-
pondance échangée entre cette ban-
que et les gouvernements de Lon-
dres et de Paris avant l'entrée des
Etats-Unis dans la guerre, en 1917.
I1 y eut tout de suite intervention
saxon comme une vérité révélée. Le
“Business as usual” se trouve à la
base non seulement de toute l'orien-
tation économique de l'Angleterre, des
l'orientation politique de Londres et
le New-York. Ces deux places domi-
nant le marché mondial, les autres
|puissances n’ont eu qu’à s’incliner et
à suivre la voie tracée par l'expé-
rience. Le principe de la non-restric-
Etats-Unis et de quelques autres pays,
mais aussi, et par conséquence, de|
L'affaire du Chaco se présente assez
; mal. Tous les efforts tentés jusqu'à
| présent pour terminer la guerre qui
met aux prises le Paraguay et la Bo-
livie ont échoué.
En soi et au point de vue des inté-
| rêts européens, cette guerre du Chaco
in’est pas d'importance capitale, mais
Îles Etats de l'Amérique hispanique
i s'étaient ralliés, avec beaucoup d'ar-
deur, à la Société des Nations au mo-
ment où elle fut créée. On les croyait
sincèrement pacifiques. S'ils venaient
! de loin siéger à Genève, on ne dou-
discrète à Washington de l'ambassa-|tion des affaires, même avec l'enne- |tait pas que ce fût parce qu'ils avaient
de anglaise, dirigée de Downing ;mi, s'est développé au point de de-|la foi. Il est difficile de conserver ces
Street; et la commission sénatoriale | kenir une doctrine d'aide particuliè- illusions. On ne peut se défendre de
[a
dut comprendre à mi-mot que si elle
insistait davantage, elle pourrait com-
promettre l'excellence des relations
diplomatiques anglo-américaines. La
semaine dernière, la commission dé-
légue ses enquêteurs à la maison Mor-
gan elle-même. Il ne se passa guère
de temps qui quelqu'un de très haut
placé fit savoir aux sénateurs Nye,
Clarke et Pope qu'il serait bon de
laisser en paix la maison Morgan
et de ne pas remuer ses papiers se-
crets. On a prétendu, dans des mi-
lieux bien informés, que si la pré-
sident Wilson, après avoir pris une
attitude d'expectative au sujet de la
guerre, avant 1917, se décida d’y je-
ter les Etats-Unis, c'était en partie
parce que les munitiohnnaires améri-
cains, chargés de lourdes commandes
françaises et anglaises, étaient pres-
que à bout de crédit et avaient be-
soin d'une intervention comme celle-
là pour pouvoir suffire à leur tâche
et récolter leurs profits escomptés.
Si la commission Nye ne peut conti-
nuer effectivement son travail, on
se demandera si la maison Morgan ne
veut pas bloquer toute enquête sur
les événements de 1917 et Ja part
qu'elle y prit elle-même. Et cela jus-
tifierait de croire à la version des
influences secrètes exercées en 1917
pour éviter la ruine de grands indus-
triels.
Le Devoir.
Lois ouvrières uniformes
Les gouvernements devraient unifor-
miser dans la mesure du possible les
lois ouvrières des neuf provinces du
Canada, afin qu'il ne soit pas permis
à un manufacturier qui aurait des us-
ines dans l'est et dans l'ouest du pays,
de fermer celles de l’est, à cause de
la législation provinciale qui oblige
de payer un salaire raisonnable à ses
employés, et d'agrandir celles de
l'ouest pour maintenir la même pro-
duction en payant des salaires moins
élevés, parce que dans cette partie du
pays manque ue législation protec-
trice des ouvriers en matière de sa-
laire, a déclaré hier, à la dixième jour-
née sociale des Syndicats catholiques
du diocèse d'Ottawa, tenue à la mai-
son des Retraites fermées à Hull, M.
Maurice Doran, agent d'affaires des
unions catholiques “de la région.
M. Doran à exprimé ce voeu à la
fin de la conférence qu'il a donnée
sur les lois ouvrières de la province
d'Ontario.
“Les dois ouvrières de l'Ontario,
après M. Doran, sont très complè-
tes en comparaison de celles de Qué-
bec. Elles sont plus détaillées, dit-il
Et la raison est due, je crois, au fait
que le ministère du travail de l’Onta-
notre concours. Il est modeste, sans doute; si les banques n’y |;5 est plus vieux que celui du Qué-
tiennent pas, elles devront alors s’en passer. Et ce sera un trait bec: ce qui lui a permis d'acquérir
de plus àjouté à la petitesse proverbiale de leur caractère, de |plus d'expérience en cette matière. Je
voir tous ces gens d’affaires qui ont le verbe haut parce qu'ils
abusent de notre courtoisie, de les voir faiblir non pas devant
un droit qu’ils persisteront sans doute à méconnaitre, mais de-
vant un fait qui féra mal à leurs intérêts.
Le même moyen peut nous servir efficacement dans l’obten-
tion de licences de radios rédigées en français. Il faut refuser
sans discussion toute formule anglaise, et ne pas s'inquiéter
des menaces légales que certains fonctionnaires trop zélés em-
ploient pour réduire un contribuable. Ils nous connaissent bien
peu s'ils ignorent le goût traditionnel des canadiens-français
pour discuter la 1oi.
La loi d'ailleurs ne se discute point dans le cas. Elle s’ap-
plique. Et quand ceux qui la devraient appliquer, qui sont payés
par nous pour le faire et qui sont à leur bureau pour nous ser-
vir, négligent ou refusent de faire leur devoir, nous ne. nous
demandons pas.où est rendue leur conscience car ils l’'ont.ou-
bliée, maïs nous les avertissons que ces illégalités continuelles
commises par ceux même qui doivent donner l’exemple du res-
” pect des lois, détruisent peu à peu la confiance du peuple dans
la justice du pouvoir qui le gouverne. Si jamais le peuple cesse
d’honorer la justice, ces malheureux devront accuser leurs pro-
pres scandales. Car c’est un scandale aussi grave qu'un vol de
grand chemin, de voir tant de gens qui sont payés pour notre
service et qui ne nous servent point. _ :"
| RE . : Jacques SAURIOL. di
CR EE SR ER
+
ne veux pas dire, cependant, que le
Québec est dans l'enfance en matière
de législation ouvrière. Car à ce que
le ministère du travail de Québec n’a
pas en expérience — il n’a été créé
qu'en 1931 — il y a suppléé par des
actes et nous devons le féliciter du
gros travail accompli au cours de sa
brève existence.”
Le Droit.
re aux ex-ennemis. Cela nous a valu
des expériences coûteuses, puisque ces
derniers ont tous fait faillite les uns
| après les autres et que certaines puis-
Énbes: comme l'Allemagne, se sont
offert le luxe d'emprunter d'énormes
capitaux à des conditions excellentes,
puisqu'elles savaient ne jamais les
rendre. La doctrine du “Business as
usual” s'est donc révélée coûteuse
et dangereuse, puisqu'elle a permis
de rétablir et même de développer à
outrance le système économique des
ex-ennemis en leur permettant de
devenir des concurrents redoutables
par leur outillage rénové.
Il faut voir dans l'application dé-
terminée de cette doctrine une des
causes de la crise actuelle — qui n’est
pas due qu’à ce seul facteur — et
aussi du refus réitéré de l'Angleterre
et des Etats-Unis de veiller à l’appli-
cation stricte du traité de Versailles
au moyen de sanctions.
L'ORDRE.
LE BLE
La question du blé ne préoccupe
pas sculement les grands producteurs
de l'Ouest. Elle intéresse toute l’éco-
nomie canadienne sur laquelle le
commerce de cette céréale exerce,
comme chacun sait, une profonde in-
fluence. Elle ne saurait laisser indif-
férent le contribuable canadien de-
puis que le Gouvernement, d'abord en
fixant des prix minima, ensuite en
constituant âes stocks, a engagé le
crédit de l'Etat.
|
|
Aussi le pays a-t-il accueilli avec
une satisfaction générale 1a récente
hausse qui a porté les cours au plus
haut point de l'année et très au-
dessus des niveaux où ils se tenaient
à pareille date l'an dernier. Cette
hausse a été provoquée par l'ouragan
oui a causé aux Etats-Unis, de gra-
ves dégâts aux cultures d'hiver qui
fournissent la plus grande partie de
la moisson annuelle, A la suite de cet
accident, si l’on en croit certains op-
timistes, la question du blé serait en
voie de recevoir une solution défi-
nitive. Le problème n’est malheu-
reusement pas aussi simple.
Le profond fléchissement de la de-
mande mondiale tient d'abord à une
cause fortuite. Les abondantes mois-
sons, en 1932 et en 1933, des princi-
paux pays importateurs de l'Europe
continentale, notamment la France,
l'Allemagne et l'Italie, avaient mis à
la disposition de ces pays, au début de
la campagne, d'importantes réserves
qui expliquent l'application ou le ren-
forcement de mesures de protection
de divers ordres. Mais il dépend aus-
si sans doute d’une cause permanen-
te. La consommation du pain est en
régression’ dans de nombreux pays où
les légumes et les fruits tiennent,
dans le régime alimentaire, une pla-
ce de plus en plus grande.
Le Nouvelliste.
IL YAVI
NGT-CINQ ANS …
Le Courrier de l'Ouest écrivait le 5 mai 1910:
Un fermier d’Alberta, dans une
lettre ouverte à notre journal, nous
cette idée que le zèle originel des E-
tats de l'Amérique du Sud à passer
{l'océan tenait essentiellement à leur
désir de s'arracher à l'influence pré-
dominante des Etats-Unis sur le con-
tinent américain. Ils jouaient Genève
contre Washington.
Force est blen de constater que non
seulement le Paraguay et la Bolivie
refusent de mettre bas les armes, com-
me la Société des Nations les en sup-
plie depuis trois ans, mais la procé-
dure par laquelle on peut espérer le
retour à la paix n'arrive même pas à
se fixer. Le conflit doit-il être réglé
par les Etats limitrophes du Para-
guay et de la Bolivie, patronnés par
la Société des Nations, ou doit-il être
réglé à Genève même et avec la col-
laboration des Etats européens? M.
Massigli, représentant de la France,
a posé la question aux Etats voisins
du Paraguay une fois de plus avec
toute la clarté voulue: “Quelles consé-
quences, a-t-il demandé, tirer des dé-
cisions prises à Genève avec leurs col-
lègues? Veulent-ils que les recom-
mandations soient appliquées ou pré-
fèrent-ils qu'elles restent en som-
meil?” Le représentant du Royaume-
Uni à enchéri sur certe question, po-
sée par le délégué de la France. Il a
tout particulièrement insisté sur la
nécessité d'observer strictement l'em-
‘bargo sur les armes. Ce serait, en ef-
fet, un efficace moyen, peut-être le
seul, de mettre fin au conflit. Le
Paraguay et la Bolivie ne possèdent
pas de fabrique d'armes. Les fusils
employés par les Paraguayens, au dé-
but des hostilités, étaient des fusils
d'un type incroyablement archaïque,
[achetés aux Argentins. Aujourd’hui
encore, si l’on en croit le TIMES, le
Paraguay n'a pas d'avions. Il a des
canons pris à la Bolivie, mais pas de
munitions. Les serpents et les fièvres
causent donc autant de ravages par-
mi les malheureuses troupes engagées
au Chaco que les projectiles; Mais
ce n'est pas une raison pour ne point
essayer d'empêcher le ravitaillement
des belligérants. La mauvaise volonté
des Etats limitrophes forme, d'autre
part, un obstacle insurmontable. C'est
particulièrement contre le Paraguay,
jusqu’à présent victorieux et qui,
d'ailleurs, pour tirer de sa victoire
tout le profit possible, a quitté la So-
ciété des Nations, que l'embargo est
invoqué: mais dans la séance du 13
mars, M. Guani, délégué de l'Uruguay
au comité du Chaco, a publiquement
déclaré que l'Uruguay continuerait
d'envoyer des armes aux Paraguayens
tant que les autres gouvernements ne
renonceraient pas à ravitailler les
Boliviens. Il est difficile de vérifier
ces allégations réciproques. En at-
tendant la guerre continue.
L'armée du Paraguay doit avoir at-
Iteint, dans sa marche victorieuse, les
gisements pétrolifères qui sont, au
fond, l’objet du conflit, et qui se trou
vent dans la région de Villa Montes,
präs de la rivière Pilcomayo Les
gens qui voient le pétrole partout
(n'’a-t-on pas dit que le soulèvement
vénizélien avait été provoqué par sir
C'EST LE TEMPS
Depuis quelques semaines, on dirait que le monde public
a cessé de vivre, du moins il a cessé de parler. Les parlements
sont en vacance, les campagnes électorales n’ont pas encore dé-
buté, ce dont nul ne se plaint, et jusqu'aux diplomates qui de-
puis l'arrivée du printemps se laissent aller à la douceur de
vivre et oublient d'informer leurs gouvernements que la guerre
est prochaine.
Puisque le public parle moins, les gens de journaux ont
donc moins à dire. Ils sont donc plus disposés à écouter. Il paraît
que ça ne leur arrive pas souvent, alors, qu’on en profite. Pen-
dant ces accalmies, c’est le temps le plus favorable à la publi-
cation des lettres ouvertes et aux polémiques courtoises, car
nos colonnes sont plus libres. ;
Tous ceux de nos lecteurs et de nos amis qui'ont quelque-
chose à nous dire et quelque projet à nous proposer seront bien-
venus à profiter de ce bon temps. Ils ont de l’espace et ceux
qui leur parlent si souvent ne demandent pas mieux que de les
écouter à leur tour parler de leurs affaires, et les entendre traiter
à leur propre point de vue.
J. S.
LES CONGRES
Il en fut question à la dernière réunion de l'Exécutif dé
FACFA. Depuis l’annonce de celui de Faiher. qui promet:un
succès de plus en plus brillant, d’autres congrès sont aussi an-
noncés dans le sud. Il s’en tiendra probablement quatre, à Cal-
gary, à Pincher Creek, à Trochu et à Cluny. Nous nous propo-
sons d’en publier les dates et les agendas aussitôt qu'ils auront
été fixés. Celui de St-Paul vient d’être annoncé et dans une
| aussi vaste et aussi populeuse région, le succès des organisations
est toujours assuré, :
C'est dans le but de mieux étudier les problèmes locaux .et
pour donner à nos gens des occasions plus faciles et plus nom-
breuses de se rencontrer et de se connaître, que ces congrès
régionaux ont été entrepris. Il est plus facile que dans une
réunion générale, d'y parler des affaires que seuls les gens de la
place peuvent connaître et juger.
Pour ne négliger aucun élément de succès, il serait bon de
soigner particulièrement la partie récréative, sans lui permet-
tre de nuire aux réunions sérieuses, dans le programme du con-
grès. Et nous le redisons, mieux valent souvent les réunions et
les soirées intimes, dans les familles, que des séances publiques
où l’on s'amuse sans doute, mais où on se récré moins. Ce qu'on
rapporte d'une veillée entre amis est toujours précieux. Dans
les conversations qu’on y tient, il est plus facile d'échanger des
idées et de partager des sentiments qui font du bien. Et n'est-ce
pas une de nos plus authentiques traditions nationales que ces
mondanités en famille? Pas plus que les autres, celle-là ne doit
être népligée. Si cet été, nos gens se visitent en six ou sept en-
droits, à l'occasion des congrès régionaux, ces réunions porte-
ront plus de fruit parce qu’on y aura causé plus librement et
qu’on en aura gardé un meilleur souvenir.
JS.
LE JUBILÉ DU ROI
Les fêtes qui viennent de se clôre resteront comme un beau témoi-
gnage d'estime à nos souverains; elles sont en ce temps difficile une re-
lache reposante au milieu des traverses de la politique.
H ne faut souvent qu'un léger dérivatif pour écarter de l'esprit humain
les idées troublantes que des événements neuveaux lui apportent sans Jui
donner le temps de les comprendre par l'expérience. Il faut encore moins
| pour changer les sentiments des hommes et faire succéder la paix à leur
inquiétude; souvent un événement utilisé à propos détend soudain les vo-
lontés qui allaient se briser dans un choc trop rude, et les fait dériver cha-
cune de son côté en évitant la rencontre fatale. Les hommes à qui l’ex-
périence du pouvoir enseigna comment gouverner les hommes font donc
preuve de sagesse en utilisant même les souvenirs et les commémorations
pour inviter les hommes à se reposer un peu de leurs affaires et à frater-
niser comme on se réjouit entre braves gens. Les fêtes publiques, si légère
que paraisse l'émotion qu’elles provoquent dans la foule, ont ce grand avan-
tage psychologique: elles distraient le peuple de ses difficultés et cultivent
les grands sentiments pour détruire les mauvais.
| On peut donc espérer que les récentes fêtes qui ont réjoui avec toute
i la famille royale, les peuples de l’empire que notre souverain gouverne sa-
| gement, on peut espérer que ces peuples un moment arrêtés dans leurs
\ discussions et dans leurs entreprises par un jour de fête se retrouveront
| demain reposés et encouragés. Cette détente va se faire sentir sur tout le
;inonde, II sera plus facile de parler de paix, à des esprits éclairés par de
À
1
n
|
|
! bonnes et braves idées qu’il étalt à propos de répéter en fêtant le roi si
modéré lui-même et si digne de servir d'exemple à ses sujets.
S,
+.
Basil Zaharof?) estiment que le Pa-
|raguay négociera quand il se sera dé-
finitivement assuré les puits de Villa
‘| &'Edmonton. Nos télicitations aux organisateurs.
apprend que les RR. J. A. Ethier, curé de Morinville et J. A. Normandeau,
curé de St-Emile, sont revenus enchantés d'un court voyage dans l'Est.
Ils ont en passant pu se rendre compte des progrès accomplis par la colo-
nisation dans les centres canadiens-français de la Saskatchewan.
Une importante assemblée à été tenue la semaine dernière à St-Paul-
des-Métis, pour organiser une société de St-Jean-Baptiste. On y a élu le
.comité suivant: président, l'Hon. P. E. Lessard, député: président-actif, M.
: sec.-trés., Sylvestre Cyr;
E. B. Racicot; vice-président, M. Elz. Poitras
Chapelain, le R. Père Thérien, curé. | PL
‘ Les membres du cercle de St-Jean-Baptiste de la Rivière-qui-Barre ont
prit la belle initiative d'organiser une célébration de la St-Jean-Baptiste.
Xls se proposent d'inviter à cette fête toutes les
sociétés-soeurs du. district
É
Montes. Il ne se gêne plus pour dé-
clarer, maintenant que le sort des
armes le favorise, que le conflit est
trop complexe pour être réglé par des
Européens qui n'en savent rien, et
qu'il faut laisser la décision aux ar-
mes. Le Paraguay ne veut pas d’un
arbitrage: la Bolivie ou le Paraguay
devra céder. Le Paraguay qui a fait
un énorme effort, le Paraguay dont
la situation financière est presque
désespérée, a repris confiance depuis
qu'il tient le bon bout. Quant à la
Société des Nations, elle pourrait bien
avoir une fois de plus passé à côté du
but.
Dans la même séance du 13 mars
où M. Guani parla au nom de l'Uru-
guay, un délégué soviétique, M. Hirs-
chfield, déclara qu'il fallait à tout prix
sauvegarder l'autorité de la S.D.N. et
pour cela faire jouer contre le Para-
guay, qui a quitté la Ligue, les sanc-
tions prévues par l'article 16; mais
à cette mise en demeure, M. Avenol,
secrétaire général, à répondu par a-
vance. Il a rappelé que les sanctions
de l'article 16 ne visent que l'agres-
seur. Or, la Société des Nations n’a
pas cru pouvoir, en l'espèce, déter-
miner l'agresseur. Est-ce le Paraguay
ou 12 Bolivie qui à commenté Ja guer-
re? Genève n'en sait rien, Genève ne
peut donc recourir aux moyens ex-
trêmes. On conviendra que le specta-
cle de ces hésitations, de ces démêlés,
de ces tergiversations, ne laisse pas
-Natjons. ie ee
Lt “Maurice MURET
de porter ombrage à la Société des .
{.
î
!
j
«donné par les jeunes de Calder, sous
- J'habile direction de Mlle Marie Dos-
_teler,
* anne s’en vat-au moulin”.
Dostaler,
| Guénette.
: taler.
‘ diversion aux préoccupations et aux
LAMOUREUX
La partie .de cartes du 5 mai fut
un succès tout à fait inespéré, vu]
- l'état des chemins. Un grand nombre
de nos bons paroiïissiens n'ont pas
craint de venir en gros wagon et les
plus favorisés — le petit nombre —
étaient en automobile. Puis de St-
Albert, Edmonton, Calder et Fort
Saskatchewan, il y avait une belle
représentation. Pour n’en citer que
quelques uns, nous avions deux Pères
Franciscains: les RR. PP. Alexis et
Camille, puis M. Camille Villeneuve
qui a quitté la ferme pour la ville,
misis qui évidemment tient encore à
Lamoureux par une multitude de fi-
bres. j
3 * Voici la liste des gagnants aux car-
“tes: Miles Eudorine Godbout, Mathil-
da Langlois, Marcelle Godbout ont
gagné respectivement le ler, 2e et 3e
prix offerts par Mmes Jean Nor-
mandeau, Maxime Villeneuve et Pier-
re Bélair. Puis MM. Emilien Para-
“dis, Laurent Lamoureux et René Bé-
-lair ont remporté les prix: des hom-
mes donnés par MM. Alphonse La-
moureux, Ephrem Langlois et Pierre
Bélair. Le prix d'entrée échut à Mme
Maxime Desrosiers et celui de la ra-
# fle à Mme Léo Gagnon, le premier
‘donné par Pierre Moret ‘et le Second
par un paroissien de F'ort Saskatche-
wan.
“Pour le réveillon on voit se for-
mer de petits groupes autour des ta-
bles, et tout en dégustant sandwiches
et café on cause gaiement.
Le programme du concert noûs fut
1. Chant: “La Marseillaise” “Mari-
MM. Morin, Girouard, Caron et Dos-
taler,
‘2. Pièce: “La vengeance du Mort”.
Mes Pirot Lamoureux et Morin.
3. Chanson: “Ile de Capri”.
MM. Morin, Girouard, Caron et
4 Piano: Mme Anna Jacob.
5. Tap Danse: Edmond et Laurent
6. Chanson: “If you were the only
girl in the world”.
MM. Albert Morin et Francis Dos-
7. “Danse des Poupées”.
MM. Girouard, Morin, Stepney, Du-
puis et Dostaler.
8. Numéro final et “God save the
King”.
Peñdant une heure, ces gais artistes
nous tinrent sous le charme de leurs
chants et de leurs pièces jouées avec
un entrain superbe. Nous leur adres-
sons notre plus cordial merci et nous
les félicitons de leur aisance natu-
relle sur la scène et de leur jeu plein
de vie. | |
Ces soirées sont pour tous une utile
soucis du jour. On se réjouit tous en-
semble et le lendemain on supporte
mieux le mauvais temps qui retarde
les -semailles. Après avoir travaillé
pour son église, on fait confiance à
Dieu qui saura faire luire son. soleil
en temps opportun et mûrir la mois-
son lors même que le grain aura été
confié un peu tard à la terre.
M. et Mme Albert Gaumont ont fait
baptiser leur huitième enfant: Marie
Lydia Georgette. Le parrain et la
marraine furent: M. et Mme Charles
Paradis. --Corr.
: BONNYVILLE
Dimanche, le 21 avril malgré la tem-
pérature inclémente, presque tous les
paroissiens de Bonnyville se rendaierit
à la salle paroissiale pour prendre
part au programme organisé par les
Enfants de Marie, sous’ l’habile .di-
rection de Mile Jeanne Sabourin et
de notre devouée présidente Blan-
che Boisvert.
Rien ne manque pour faire de cette
soirée un véritable succès.
Voici le programme de cette magni-
fique soirée: 1—“Les bruits du soir,”
chanson par la chorale des Enfants
de Marie. Les solistes furent: Miles
Jeanne Leveïllée, Maria Maheu, Cé-
cile Fraser, Blanche Boisvert, Yvette
Baril, Pauline Déchène et Armandi-
ne Ouimet. Mile TL. Déchènes était au
piano. 2—"Gaîté Printanière”” une
charmante petite danse exécutée par
Miles Maria Maheu, Marie-Jeanne
Hotte, Jeanne Ouimet, Olive Roberge
et Eucille Campeau. 3—Une autre
danse “Baillet Gracieux’” qui fut ren-
du avec âme par Milles Laura Gin-
gras, Simone Fraser et Anna Maheu.
Enfin le dernier numéro fut un dra-
me en deux actes qui fut si bien in-
£ Se RARE) CS Cl * = RES 5 ". se È à ci Pa Î
bonne ten ana raes eine ae eme mess dre dm NY détient de sde vi tangtt tete entr te nn QU, up ne
4 . È 3
ê
COLD LAKE
BROSSEAU
“Epes messis in semine.”
L'espoir de la moisson est dans la
semence.”
Le 23 avril à la dixième heure du.
matin, un vent du nord s'élève, fu-
rieux comme un lion maires LS
arbres plient, les maisons chancel- : ;
lent, la He enfle, son pontage gla- Tout, dans l’ordre naturel, et aussi
dans l'ordre surnaturel, se réunit a-
là. Enfin un rou- ,
ape ee les flancs des | VEC bonheur. pour nous rappeler cette
à RES grande vérité. :
collines qui bordent les rives:—c'est Le printemps renait avec l'espé-
rance fleurie, oui sourit aux vaillants
travailleurs au temps de la semen-
ce. Et l’activité de nos braves fer-
la “débacle” de la glace. Une force:
cachée la pousse vers l'abîime océa-!
nique. O homme, qui t'agites une
heure. Ainsi vont les honneurs.
: , tout miers s'exerce dans nos vastes
a biens et les grandeurs champs, dans l'espérance de.la mois-
P son dorée.
Le 26 avril, M. G. Lavallée aidé de
son beau-frère, M. Couture, et de
Georges Lavallée son frère, font le
« " 1 e 12
de A re groupent nos fidèles croyants dans
: t à aplanir | Une ardente prière. La Providence di-
Mr Een es ap M. i vine guidera donc notre peuple; et
Bergeron, le chauffeur du camion de, de son labeur bénit du ciel, produira
M. Robinson de Lafond, transporte, ide bons fruits. |
animaux et marchandises de St-Paul| Marchant sur la voie de Jésus, mo-
à Edmonton, vit Two Hills. dèle des ouvriers, le chrétien sanc-
MM. Henri Paré et Armand Vin- | tifiera sa vie par l'amour de son
cent quittent Duvernay pour pren- l Dieu qui le pousse à accomplir son
dre résidence sur leurs fermes res- rôle dans la société, Et, de ces se-
pectives dans le district de Brosseau. mences fécondes, germeront dans les
Mile Etiennette Marcoux est en re-! ee du paradis, une gloire éter-
ts à St-Edouard. : nelle. |
Ar Florence Rrostea débute dans! Jésus triomphant de la mort et du
L'Eglise nous rappelle, cependant,
| que le bon Dieu est le Souverain Mai-
‘ MORINVILLE
Nous avons célébré lundi dernier le
jubilé d'argent de. notre roi et nous
l'avons: fait avec toute la solennité
dont nous étions capables. Les dra-
peaux flottaient en plusieurs endroits
de notre ville et notre population s’u-
É
| bration grandiose qui se passait à
Londres. Notre député local se rendit
[à Edmonton, recevoir la médaille don-
! née à tous nos membres de le cham-
‘bre, en souvenir de la fête du jour.
Notre soeur Winnifred en fit autant,
iet reçut des mains de notre lieute-
nant gouverneur la médaille attribuée
:à ses états de service dans cette pro-
. vince. Nous n'avons pas besoin de
dire combien : fière elle est de cette
prorogative et nous nous faisons un
plaisir de la féliciter chaleureuse-
ment.
| ‘Nous apprenons que bientôt notre
provinciale, Soeur Zéanide sera aussi
décorée par le gouvernement français.
|La fête aura lieu dans quelques se-
imaines et se fera probablement dans
lla capitale. La France veut reconnaf-
de Jésus ont rendus dans cette pro-
vince, à la cause française. Cepen-
| dant il ne faudrait pas croire que ce.
| fut aux dépens de l'anglais car les
|rapports de nos examens de ia haute
école nous’ en donnent le démenti. Si
l'on songe que l'an dernier la moyen-
ne pour toute la haute école aux exa-
mens de la fin d'année dépassait 88
‘pour cent et l'année précédente 92
pour cent, l'on admettra forcément
ique l’enseignement du français ne se
i fait pas aux dépens de l'anglais. C'est
| justement ce qui fait le mérite de nos
nissait de coeur et d'esprit à la célé-:
l'enseignement, sous la direction de ; Péché, nous montre bien par sa Pas-. bonnes religieuses, c'est que dans une
Mile Crée “Brosseau, institutrice à | Sion et sa Résurrection glorieuse, le :Jangüe comme dans l'autre, elles sont
D ge aa ca ont 2 nd de deep era ren
_ CALGARY"
Paroisse Ste-Famille,
Aux oeuvres paroissiales déjà exis-
tantes et si prospères de la Ste-Fa-
mille est venu se joindre une nouvel-
le organisation, qui quoique stricte-
ment limitée, à la paroisse et à ses
membres, est jusqu’à un certain point
indépendante des autres de par sa
nature même.
Nous voulons donc attirer l’atten-
PAPE REC CREER
im ee area ee d'énums een ne IN
CLYDE
Une triste nouvelle pour la parois-
se: Mme Israel Foréier vient de mou-
rir après quelques mois de maladie
pendant lesquels on espérait qu'elle
prenait du mieux. La perte d’une mè-
re de famille est toujours cruelle, sur-
tout quand elle laisse seuls, outre
son mari, six petits enfants, comme
c'est ici le cas. Nous demandons à
nos bons amis de bien vouloir prier
pour toute une famille en deuil, et
tion de nos compatriotes de Ste-Fa- Surtout pour les petits orphelins, pri-
mille sur la création parmi nous d’une | Vés Maintenant d’une mère dévouée. louaet plus de préambules. Nous sa-
| caisse Populaire, sous le nom de Cais-
Îse populaire de Ste-Famille.
La place nous faisant défaut pour
faire un exposer complet du but du
fonctionnement et mécanisme de cet-
rte caisse populaire, nous nous permet-
tons seulement de faire remarquer à
nos amis que depuis plus de 25 ans
que ces caisses populaires existent
idans l'Est. Des résultats au-dessus de
toutes prévisions ont été obtenus
tre de tout bien, et les “Rogations” | tre par là les services que les Filles d'une part par la rapidité avec la-
quelle ces caisses populaires se sont
propagées dans la province de Qué-
bec et dans l'Ontario, et aussi par dés
mouvements de fonds se chiffrant par
millions de dollars et. obtenus par la
simple contribution de sommes extrè-
mement modestes. Nous ne citerons
entre autre que la Caisse Populaire de
Lévis, PQ. qui a commencée avec
89 membres, a prêté près de $7,000,-
000.00 sans pertes depuis les 25 ans de
| son existence.
L’enterrement aura lieu à Clyde le
6 mai, la messe des funérailles pre-
nant place à dix heures en l’église St-
Patrice. —Corr. | Rs Ré
VILLENEUVE
M. Rosaire Hébert en voyage au
nord-est, est de retour depuis quel-
ques jours. Durant son séjour à Guy,
il a acheté deux quarts de terre, pour
établir ses garçons, Walter et Elphè-
ge. Ces derniers s’y rendront sous
peu, pour faire les semences.
La date’ de notre pique-nique est
fixér pour le premier dimanché du
mois de juin. |
Les chemins de campagne -sèchent
très vite, et seront bientôt passables
pour les autos, AUS ot
Les semences sont beaucoup en re-
Drome ent œ ee mets sent ne ge mecie ie À
‘8 MAL. 1935.
PENSIONNAT DES SS.
DE L’'ASSOMPTION
Les Avant-Gardistes du Pension-
nat canadien-français fêtent leurs
autorités religieuses. L'autre jours, c’é-
tait leur bonne Mère Supérieure, au-
jourd'hui c'est M. le Curé.
Nous offrons des fleurs, disons no-
tre reconnaissance, faisons des pro-
messes et souhaitons du bonheur. Un
chant, de la musique cadre le tout.
Puis, vite! à nos livres! Si l'Alberta
a encore ses neiges, les examens n’ont
[uons le roi, fétons la Dollard, puis
ça y sera ! ;
Bons succès dans les concours fran-
çais à tous les Avant-Gardistes de
l'Alberta!
: Madeleine Beauchemin.
FALHER
‘ Dans le dernier compte-rendu de la
séance dramatique et musicale don-
temps, une erreur de copie a fait
commettre tout à fait involontaire-
ment, il va s'en dire, une faute d'o-
mission. C'est le nom de Mlle Fieu-
rette Gagnon. L'omission est d’au-
tant plus regrettable que Mlle Ga-
gnon a bien contribué au succès de la
séance, par le talent vraiment remar-
quable qu'elle a mis dans l’accom-
plissement musical de la pièce: “Les
née à Faïher il y a déjà un certain
tard. Nous ne pensons pas commencer | Secrets de La Baronne.”Corr. de
Ë événement annuel, il a été décidé
l'école St-Laurent.
victime de l'onde.
M. Joseph Rioux fut accidentelle-
ment blessé à la joue par un four-
chon. - :
Nos jeunes écolières—Yvette St-Hi-
laire, :-Régina et Hermine Brosseau,
retournent au couvent de Vegreville.
L'office du mois de Marie, tous les
soirs aura lieu à 8
ue À
—Corr.
SAINT-ALBERT
Dans notre dernière chronique nous
disions que le retard du printemps
empêchait d'annoncer la date du sou-
chemin du ciel. Heureux ceux qui sa-
les bras Ge Jésus, Marie et Joseph!
tee c TP SRIENENENÉ é
Cruelle faucheuse, la mort nous &
ravi un frère bien aimé en Jésus-
Christ; et telles sont les grandes le-
çons qu'elle nous a données. En effet,
samedi saint monsieur Arthur Tru--.
deau, muni des secours de notre sain-
heures et demie. |{ ;eliion, entrait dans l'autre mon-
de. Il est mort dans la fleur de l’âge,
après une courte maladie, laissant
une épouse, uñ père, une mère, des
frères et soeurs et nombre d'amis é-
1plorés. La résignation admirable de ce
Ichrétien, dans ses cruelles souffran-
ices, endurées en union avec Jésus
icrucifié, nous consolent, mais notre
coeur. brisé pleure celui que nous a-
vons aimé. |
Ses funérailles témoignèrent de l’es-
per-concert donné ordinairement à |time et de la vive sympathie, par
Pâques. Tardivement le printemps
s'annonce enfin; ce qui veut dire la
presse des travaux des semailles. Et
pour déranger le moins possible nos
bonnes gens de la campagne, qui de
leur côté, tiennent a ne pas manquer
de remettre le tout après les semail-
les. Au troisième dimanche de juin,
alors que tout le. monde sera libre, le
soleil .plus chaud et les jours plus
longs. Donc marquez bien la date sur
le calendrier: dimanche, le 16 juin.|.
On en reparlera. En attendant les an-
ciens s'exercent sur les trétaux, et les
jeunes gens, sur le terrain de balle
au camp. >
Un garçon, âgé de 12 ans, enfant de
Mme Vve l'Hirondelle fut atteint su-
bitement de méningite il y a une
dizaine de jours et transporté à l'h6-
pital, où, dit-on, il prend du mieux.
Ont été baptisés: Joseph-Emile
Courtepatte, fils de Camille Courte-
patte et de Nellie Cunningham. Par-
rain: Joe. Beaulieu; marraine: Mme
J. Beaulieu. Mary-alice-Berth Hem-
mings, fille de Archie Hemmings et
de Eldred Kelly. Marraine: Katleen
Kelly. —Corr.
:BEAUMONT
Plusieurs ont commencé leurs tra-
vaux de semence qui devaient com-
mencer la semaine dernière, mais par
une nouvelle tempête de neige, furent
remis à une autre semaine. Quoique
les champs soient inondés, il faut
‘pourtant commencer. |
Dimanche le 5 mai, le R. P. Ga-
borit nous dit. quelques mots à pro-
os du Crédit Social, mais surtout
sur les liseurs de Bible, vendue par
des soi-disants “Bible student”, et
interprétée de toutes sortes de fa-
çons, chacun à sa manière,
l'assistance nombreuse et la solen-
nité de la liturgie. sacrée. Bienheu-
reux ceux qui meurent dans le Sei-
gneur! Ils reposent” en paix! La voie
droite conduit au ciel. À nous de nous
y acheminer tandis qu'il en est temps
encore. Ensemensons en cette vie pas-
sagère, de bon grains de nos vertus
chrétiennes, afin de récolter le bon-
heur éternel.
La “Première Communion” est un
jour du ciel sur la terre. Et qu'il est
doux à nos coeurs de se souvenir du
premier baiser d'amour avec Jésus
Hostie !
Sept petits anges s’approchèrent de
1la Table Sainte, pour recevoir Jésus,
‘le Roi d'amour des coeurs purs — au
grand jour de sa Résurrection. La so-
lennité fut vraiment touchante, et
surtout bienfaisante, pour notre chè-
re paroisse. Nul doute que la béné-
diction divine est descendue sur nos
familles chrétiennes, surtout celles
qui comptent un communiant de plus.
La semence de Jésus dans ces ter-
res vierges, est encore le meilleur ga-
ge de leur innocence, et de leur vie
chrétienne, jusqu’au jour qui les ver-
ra hommes parfaits dans le Christ,
et qui leur ouvrira les portes du ciel.
—Corr.
BONNY VILLE
Cercle de N.-D. des Victoires
Notre assemblée a commencée par
les prières habituelles, puis le Prési-
dent, Hervé Hotte, a demandé à la
Secrétaire de lire les minutes de la
dernière assemblée qui ont été ap-
prouvées telles que lues.
Récitations, histoires ou chants a-
vaient été laissés au choix de chaque
Avant-Gardiste. Presque tous
membres du Cercle de Notre-Dame
des Victoires eurent à coeur de faire
passer une bonne heure.
_Les plus intéressants furent Gabriel
Ouimet, Lucienne” Thomas, Annette
les.
de véritables maîtresses. Donc nous
À ili être une | Vent porter avec Lui la croix de leurs ire sommes pas surpris que le consul
DL EHOIeR ROPAESLE7a $ ee d'état, et qui meurent dans ë
: général de France, M. Suzor ait jugé
[à propos de reconnaître ce mérite et
"de faire décorer notre provinciale et
! par elle toutes les moniales de sa com-
munauté.
Ici encore nous ajoutons nos -féli-
citations ‘aux Filles de Jésus et nous
sommes fiers qu’elles soient à l’hon-
neur, lequel rejaillit sur notre po-
pulation. -
. Nous. ne doutons pas qu'elles pro-
testeront contre ces louanges que nous
leur adressons avec justice, car toute
leur vie est faite de silence, d'humilité
et de retraite profonde. Mais il est
certaines heures où nous devons faire
connaître au grand jour le mérite de
nos communautés religieuses et nous
croyons la présente être une de ces
heures.
Nous aurons dimanche prochain la
visite des élèves du collège séraphi-
que. Ils venaient l'an dernier nous
donner une séance en français et cet-
te fois ce sera en anglais et en al-
lemand. Nous nous faisons une fête de
cette visite et nous savons que notre
population allemande sera là comme
un seul homme. Entendre une comé-
die en leur propre langue, sur cette
terre de l'Alberta, c'est presque un
rêve qui dépassait leur espérance et
voici que dans quelques jours ce sera
une réalité. Nous sommes certaine-
ment reconnaissants envers nos Pères
franciscains de nous avoir ménagé
cette aubaine pour ceux de notre pa-
roisse qui ont choisi notre Canada
{comme leur patrie adoptive. Le fait
est qu'ils font d'excellents canadiens
et d'excellents paroissiens, Nous som-
mes heureux de le reconnaître et de
leur en rendre le témoignage. Nous
ne doutons pas qu'un bon nombre
de nos Canadiens-français qui com-
prennent également l'anglais seront
dans la salle pour entendre la séan-
ce anglaise et aussi pour démontrer
à ceux qui ne sont pas de leur lan-
gue que nous sommes heureux de nous
associer à eux, —Corr.
KO % *
AUX INTERESSES
M. J.-A. Pelletier se char-
gera de nettoyer les fos-
sés en mauvais état, natu-
rellement pour de l'argent,
S.v.P.
|
FORT KENT
Dimanche prochain le 12, l'Eglise
célèbre la solennité du Patronage de
St-Joseph. Pour notre paroiïsse,. ce
jour ne sera pas un jour ordinaire,
c’est la fête de notre St Patron. Et
en plus ce sera la journée des pion-
niers, le 25ème anniversaire de l'ar-
| Cette admirable organisation qui a
son origine dans le système des Cais-
ses d’épargnes est devenu si l'on peut
dire, l'outil par lequel les petites bour-
avant le.10 ou le 12 de mai—Corr. [RP |
Let e sa LISTE DES GENEREUX DONATEURS
de petits prêts qui peuvent être même
de $5.00. :
. POUR LE CONCOURS DE FRANCAIS
‘La paroisse Ste-Famille est munie RS RER ,
d’une Caisse Populaire dont les sta-
tuts sont identiquement les mêmes!
que dans les caisses populaires de Ja
province de Québec.
. _ (SUITE)
M. l’abbé Ernest Maheu, St-Clet, PQ dunes $2.00
M, l'abbé A. Pineault, dir., 4189, boul. La Salle, Montréal …. 5.00
Ont Hé mon és membre du con- R. P. Léonide Bégin, S.J., recteur, Maison St-Joseph, |
seil d'administration sur la prosposi- Montréal, nennnann essor esnssns sean cnessosssesse Donossssonesenesnosssseoronnensesessnse ‘ 5:00
tion de Mme Laurendeau et Auclair: | Mgr E. Dugas, P.A. chan. curé, St-Lin, co. l’Assomption, P.Q. 2.50
M. Thomas Vien, avocat, 10.ouest rue St-Jacques, Montréal 10.00
-| M. Léon Mercier Gouin, LL.D.;,C.R., 511 Place d’Armes,
M. le Dr Beauchemin,
-Léon Plotkins,
MONHETÉQN AN el TR RE Ne nn 2.00
J. D'Allaire, Mgr Célestin Lemieux, P.D., collège de Lévis, Lévis, P.Q. 1.00
A. Despins, es Arthur Lachance, 10 ave des Erables, Québec, 2.00
Dante |Mgr Sylvius Corbeil, D. Th., chan, dir., Séminaire d'Ottawa 3.15
or i Mgr P. J. Fillion, P.A., Hospice St-Dominique, Québec 1.00
“4 à a a été for-| M. G. À. Boulet, sec. et gérant, Manufacture de Chaussures
mée sur la demande de : M. IL. Plot- Ti Ti
kins, M. A. Hébert, M. S. Laurendeau | de St-Tite, iée, St Tite, P.Q. No 1.00
M. J. Despins, M. J. Demers. IM. Léo Gaucher, “La Survivance eme 1.00
Le conséil de surveillance proposé | Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière, M. l'abbé A. Fortin, sup. 10.00
par M. Auclair et M. Demers a dési- | M. l’abbé Adélard Harbour, chan. curé, 987 ouest rue
gné: Mme Spence, MM. V. Despins | Lagauchetière, Montréal, nn nnrrrererensrscreeres 2.00
et A. Hébert. |Mgr C. A. Carbonneau, P.A., vic. gén. hon., Evêque de
Sur la proposition de M. Demers et; Rimouski : ee ü ‘ 2.00
A. Despins, 1 & été résolu que le ea USki see ce mr |
tant des prêts consenti à un seul ac-|R- F. Casimir, dir., Collège du Sacré-Coeur, Rimouski 1.00
tionnaire ne dépassera pas cent dol- L’hon. Raoul Dandurand, Prés. de l’Université de Moritréal 10.00
lars. | F ne M. l'abbé D. Toupin, curé, Cartierville, PQ. 5.00
Toutefois ce maximum de $100. ne y, Dionne & Fils, St-Georges-de-Beauce, PQ. me 1.00
concerne pas les organisations tel
que conseil de fabrique, institutions Ivan E. Vallée, Sous Ministre, Ministère des Travaux
religieuses, organisations municipales;: Publics, Québec, nn rnrnrrresreenseeeereennee 13 vols
commissions scolaires appartenant à T. R. P. Adélard Dugré, S.J., prov., 1180 rue Bleury,
1h CIFconeerDUOn religieuse dé 18 cuis | Montréal. assume tes 6 vols
se populaire Ste-Famille. : ; x.
Les dépôts des sociétés catholiques M- l'abbé Etienne Blanchard, p-c.c., 116 ouest rue N.-D.
seront acceptés sur proposition de la! Montréal, CTELTCESTOEEESTETESS CRETE RENTE EEEEEREEEEEEEEEEESRRRR
Société. ‘Banque Canadienne Nationale, Montréal
Comme nos compatriotes peuvent Ministère de la Colonisation, Québec, P.Q. ….
se rendre compte qu’il est de l’'avan- ne
thé de: tous coleciirement 26 dt La Presse, rue St-Jacques, Montréal,
viduellement de faire partie de cette M. Fernand Godbout; dir., Ministère de l'Agriculture,
Montréal
CELL EL EEE EEE RE EEE EEE EC OPETSCCPEERENENENETIENTETE NE NENURERNNIATNNNEENNEENNNEERNEREES
CLLCLECE ELEC PROPRES EEEPEEEEE TS
caisse populaire, elle est l'auxiliaire”
le plus puissant qui peux avec la grâ-
ce de Dieu nous permettre de contri-
buer à l'extension matérielle et spi-,
4 vols
M. le chan. E. W. Dufresne, Hôpital Général, Sherbrooke 5.00
M. l'abbé D. Garon, chan. hon, V.F. curé, St-Victor-de-
rituelle de notre paroisse. ring, PQ en dinusnies ire lesst aires … 5.00
Nous sommes certains que cette de- M. Güstave Garant, St-Joseph-de-Beauce, PQ. sv... 1.00
tas des . La ne res- L’hon. Adélard Godbout, Ministère de l'Agriculture, Qué. … 5.00
erons pas sans résultats et que tous
SOA DE ob de dent de # E. Mgr P.J. Monasnes, Calgary, AÏbS se nn + 3.00
une-cettdine mesure de 18 Svivauce. La Revue Moderne”, Montréal, 2 abonnements d’un an chacun.
française dans l'Ouest Canadien. M. l'abbé Aug. Lessard, curé, Montmagny, PQ. 3.00
Dans le prochain numéro de la
Survivance, nous parlerons des cais-
ses scolaires qui est une branche si
l'on peut dire, complémentaire des
caisses populaires. ‘
S. E. Mgr G. Breynat, O.M.I. Vic. Apostolique du MacKenzie 5.00
M. Henri Laureys, dir., Ecole des Hautes Etudes Commer-
ciales, Montréal, k
ALL EE EEE EL EEE CEE CEE CE CEECEEEEETCEEENIENETREEN EN RER RRNRENENENERT
- 6 vols
M. l'abbé J. O. V. Dudemaine, curé, Amos, P. Qi . 0.50
rivée des premiers colons à St-Joseph.
Etait de passage au presbytére : Levasseur, Maria Thomas, Raymond | Pour ces raisons, un comité a orga-
le R. P. Fortier du Collège des Jésui- | SePourin et Berthe Sabourin qui nous |nisé une vraie fête de paroisse. Après
tes qui visitait en même temps les Re. [ut une- histoire qui fut fort goûtée|la messe, le diner sera servi à la
SS.; et Mme Alex Vaugeols. "et dont la morale pratique peut ser- {salle paroissiale, puis des amusements
Notre agronëme bilingue, M. m.fVir de bonne leçon aux enfants quilet des discours nous aideront a at-
Tremblay était de p ji et visi- [Se laissent aller à le désobéissance. tendre joyeusement le souper. Le soir
Naissance: Joseph Pierre Fernand,
baptisé le 4 mai, 1935. Enfant de la
famille J. Réné Giroux, de Calgary.
Parrain et marraine: M et Mme
Georges Simonin. Portait l'enfant:
Mme Arthur Grenier, —Corr.
R. P. A. Denis, €s.v. Maison St-Joseph, Otterburne, Man. i.00
S. E. Mgr J. H. Prud’homme, évêque de Prince. Albert, Sask. 5.00
RR. PP. Franciscains, 2010 ouest rue Dorchester,
Montréal, | 1 plaque
M. H. Milton Martin, Edmonton ste 5. vols
LS LE EL EEE CCCE CCE TER TNNRERN NE RRNNNUe
tait M. William Hérard. .
Avec le printemps, ils nous arrivent
yde nouveaux camions: M. Henri Ro-
yer, un Chevrolet, M. Wilfrid Magnan,
un International. |
Beaucoup de discussions furent trai-
tées dimanche dernier, à propos du
crédit. social. I1 y en & qui sont pour
et d’autres contre. Si ce parti n'entre
pas au pouvoir, il aura toujours fait
beaucoup de bruit un peu partout,
car je crois que la même chose se
passe dans toutes les paroisses avoi-
sinantes. —Corr.
FALHER
Miles Irène Ethier et Paulette Ren-
tiers, MM. Emile Gamache et Paul
terpreté que les actrices firent versé |Rentiers, venus passer les vacances de
des larmes à toute l'auditoire. Voici
leurs noms: Miles Anita Marcotte,
Jeanne Sabourin, Blanche HBoisvert,
Maria Maheu, Annie Fraser, Thérèse
Dessureau, Cécile . Frasér, Marielle.
Vilandré, Aurore Husereau, Claire Sa-
bourin, Jeannette Léveillée, Jeannet-
te Binette, Armandine Ouimet, Irène
Dargis, Lucille Ouimet, Fernande
Ouimet.. : ;
Donc nous devons des félicitations
. et:des remerciements à nos enfants
de Marie, pour leur dévouement ‘in-
. fatigab
ble: et: nous espérons les revoir.
‘Jeunesse :
“longtemps sur la scène. corne -d'ef
Fâques dans leurs famille, sont re-
tournés à leurs études, à Edmonton et
Mlle Ethier à Rivière-la-Paix,
En visite au presbytère, M. l'abbé
Legault, curé à Tangente. Ses connais-
isances lui souheîtent la plus cordiale
bienvenue et c'est toujours avec un
vif plaisir que nous le rencontrons à
Falher, où il a fait son premier sé-
jour dans l'Ouest."
: M. L. À. Giroux, M.P.P. député de
Grouard,.est ici pour: quelques ‘jours,
CON.
DEC
0 amm
Avec entrain, tout le Cercle chanta: UR-beau Pre re D
“Salut, ô ma belle Patrie”
Enfin, il fut’ décidé que, pour la
prochaine réunion, que nous aurions
un débat en orthographe, Les capi-
taines furent désignés et le choix tom-
ba sur Berthe Sabourin et Lucienne
Thomas.
Notre assemblée s’est terminée par
la prière et le chant patriotique “O
Canada”. —Corr.
+
STE-LINA
Cercle Coulombe de l'ACIC.
Une courte réunion assemblait les
membres, dimanche soir, le 5. mai.
I y eut lecture de la correspondance
et M. le Président pria M. le curé R.
Bérubé de nous donner’ des proposi-
tions pour la célébration de la fête
de Dollard. Alors,. il fut décidé de
faire un grand raïlliement national
le 24 mai, au soir et autour d'un grand
feu de joie, il y aurait discours, puis
ensuite tous prendraient une colla-
tion sous la direction des membres.
I'fut aussi décidé d'envoyer un dé-
légué pour représenter les grandes
fêtes, conduites par le’ Cercle Gran-
din d'Edmonton. ... .::.". … .
des acteurs étrangers. Bienvenue à
tous les amis d’alentour de venir ren-
contrer les vieux amis.
Dimanche dernier, Mme A. Lam-
bert était recommandée aux prières.
Depuis quelque temps, sa santé lais-
sait beautoup à désirer. La semaine
dernière elle fut conduite à l'hôpital
de Bonnyville. C'est alors qu’une ma-
ladie qui ne pardonne pas se déclara.
Le mal fit des progrès räpides, si bien
qu'elle fut administrée et même les
prières des agonisants furent dites
deux fois. Cependant le Bon Dieu
peut tout faire et nous la garder en-
core à l'affection de ses petits en-
fants et à sa famille.
Les chemins commencent à sécher
et le traffic recommence. Les voya-|
geurs nous viennent d'Edmonton en
auto. | Le
Les semences vont se faire tard,
les. champs étant encore inondés.
Baptêmes: M. et Mme Joseph Fex;
leur premier enfant: Joseph André|:
Marcel. Parrain et marraine: M. et
Mme Jos. Fex, grand-parents de len-
fant. RE |
M. et Mme A, Gaüéher; leur deuxi-
ème enfant: Joseph ‘Willie Marcel.
Parrain. et marraine: M..et Mme W.|
Gaucher, grand-parents de l'enfant, .|
ee ; 2419 ON.
F ,.
cd ECM
e is pi IE
« DE real bei Nr,
Œ ALES
EL Ur
SU
7 F 0 É
eme. ss
8 MAI, 1935.
….
DONNELLY
AVANT-GARDE BELHUMEUR
Cercle Langevin.
Le Jeudi Saint. — Bien que les
esprits soient occupés, en ce jour, à
réfléchir sur les grands mystères opé-
rés pour le salut du genre humain Je
premier Jeudi-Saint, néanmoins, nous
ne mettons pas de côté notre réu-
nion hebdomadaire d'Avant-Garde:
cependant nous lui donnons un cachet
plus particulièrement religieux, en
rapport avec la solennité du jour.
Rév. Soeur Directrice était occu-
pée à distribuer, dans les classes pri-
maires, les bulletins ou rapports des
examens de Pâques, M. le Président
Général préside la réunion, laquelle
commence et se poursuit selon l'or-
dre indiqué dans les Constitutions. À
FALHER
AMICALE SAINTE-ANNE
Vive l'Amicale et l'union qui existe
entre les Anciens de l'Ecole Sainte-
Anne! Le.24 avril était choisi par
le Comité d'organisation pour la ré-
union annuelle. Malgré des chemins
impraticables comme l'Ouest sait enlil Succomba. Dix transfusions de sang
fournir, les Anciens se groupèrent
nombreux à leur Alma Mater.
L'ouverture de cette inoubliable
journée a lieu à deux heures. Tous
les membres présents se rendent à |
la salle de réception. M. Maurice
Beauchamp, vice-président ouvre
l'assemblée au nom de la Présidente
empêchée de se rendre, Un premier
mot de bienvenue est adressé au R.
P..Gobeil, o.m.i. qui veut bien présider
cette fête. Mlle Marie-Jeanne Viens
prête sa voix à l'Alma Mater pour
Scuhaiter la bienvenue aux Anciens
- LA SURVIVANCE
CN CRC RED-€ QE Re MD M
| | Tribune libre.
Jeudi matin le 2 mai, Eugène Mar- ; l
tel, Âgé seulement de 25 ans, rendait
son âme à Dieu. Sa maladie fut ion-
gue et après des opérations répétées,
VIMY
Feu Eugène Martel.
UN PHOPHETE (?)
| Monsieur: Pour la première fois au
radio, j'ai écouté crayon en main M.
| Le corps fut transporté chez M. Te- | Aberhart, promoteur et prophête du
| ë.
Îlesphore St-Arnaud et samedi matin | Crédit Social en Alberta.
chanté par le R. P. Koolen. Au nr) Il n'en a.pas dit long dans son dis-
‘de chant on remarqua surtout MM. |cours d'une heure. Il parla comme un
lLouis et Dollard Normandeau. maitre d'école intéressant parlant à
Malgré la mauvaise condition des des enfants, ou à une foule. Il doit
: chemins, l'assistance fut nombreuse. ‘être solide et vigoureux, car à l’en-
N'oublions pas de dire que la mère tendre tonner: “Men! and Women!”
du défunt est venue de trente milles, jon pense, tout de suite, À un autre
| lui furent données.
'
‘la sépulture eut lieu. Le service fut
Après le merci du vice-président on|€n gros wagon.
passe à la lecture des minutes, lues ;
par Mile Antoinette Pelletier, elles! 1€ défunt laisse pour pleurer sa per-
sont adoptées par M. Paul Rentiers!te: son épouse, Mme Eugène Martel,
secondé par M. Aïbert Lavoie. sa mère, Mme Ubald Martel, trois frè-
Mile Marguérite Viens propose | 5: Elphège, Edouard et Zotique: une
:politicien, très connu, de Calgary.
Il atteignit le sommet de son dis-
OS en comparant son Social Crédit
avec le “pumping of the blood”. Cette
qu'une lettre de sympathies soit a-,S0eur: Mme Lamarche et aussi la fa- comparaison étrange, va-t-elle lui a-
la suite de la lecture des minutes et
d'un passage de l'Evangile, Mlie Hen-
riette Bourque attire notre attention
sur les expressions incorrectes encore
dressée à M. l'abbé Charest si cruel-
lement affligé. Cette suggestion est
secondée par Mile Dora Fournier.
Comme c'est l'année des élections
après la démission du premier con-
mille St-Arnaud. mener des voteurs? J'en doute: car il
Mme Martel et la famille St-Arnaud | °St cr Aa ie
désirent remercier tous ceux qui leur Phere PEU SOIRÈRE ”
circulation de l'argent, ou à des va-
t mpathi -
ont été sympathiques dans leur épreu leurs de crédit telles que les I.O.U.
en vogue parmi nous. Un extrait de la
Passion, tiré de “La Vierge aux heu-
res de la Passion” est lu par. Mlle
Adèle Boulet, et écouté avec un re-
ligieux respect mélé d'amour et de
reconnaissance envers le Dieu fait
-Chair pour nous et souffrant pour en-
lever l'opprobre de l'homme coupa-
ble.
M. Bernard Boulet prend ensuite
l& parole et nous entretient de fa-
çon très intéressante du sujet sui-
vant: “Qu'arrivera-t-11?" lo Si les
Canadiens continuent à déserter le
Canada pour aller demeurer aux E-
tats-Unis? 20 Pendant que les immi-
grants arrivent au Canada à pleins
bateaux? 30 Et que les Américains
poursuivent leurs conquêtes? 40 Vient
a
seil de l’Amicale, on entre en pour-|ve. —Corr.
parler pour de nouvelles propositions. |
En voici les résultats:
Sont élus par acclamations: si
Joseph Guy, O.MI. président hono-
raire: le R. P. Curé, ee de
l'Amicale; la Rév. Soeur Supérieure M
du. pensionnat, vice-présidente hono- Chronique de lAmicale.
raire. ‘ 25 avril — Nous voici assemblée
Sur proposition de Mile Y. Morin et| Pour une conférence bien désirée
de Mlle Laurette Gougeon, Soeur Ma- Puis, quel honneur ce soir! Mgr Pi-
: éla est élue dai-!10n et le Père supérieur du Juniorat
ra ue Élu : | St-Jean entrent avec le Père confé-
rencier.
Proposé par Mile Dora Fournier et!
: ‘ ; Le R,. P. Gaudet nous ouvre de vas-
Mle Margu ens:
Re Ne ns : soit | tes et lumineux horizons et nous tient
résident. Personne ne proteste: | SUT les hauteurs doctrinales et lit-
M. Beauchamp est à la hauteur de la téraires pendant une demi-heure, au
charge qui lui incombe. moins. Il puise ses inspirations sur
“l'Action Catholique” dans les ency-
Proposé par Mlle Auxiliatrice Au-|cliques même du Souverain Pontife.
bin et secondé par Mlle Fernande|‘Sera-t-il toujours. dit que les fils
MORINVILLE
Bélanger: “Que Mme Picher soit vice- i des ténèbres sont plus ardents à pro-|
pager le mal que les enfants de la
présidente.” É
lumière à étendre le règne du Christ”?
la réponse. — “I1 arrivera ceci: le
. Canada français sera devenu un ci-
metière où tous pourront lire: Ci-git
| Proposé par Mlle Marguerite Viens
la foi de Bréboeuf, la race de =
geon: “Que Mlie Dora Fournier soit
secrétaire-trésorière.”
Voici la liste des autres membres
du conseil:
plain, la langue de Dollard.” La mo-
rale s'impose d'elle-même et l'appli-
cation est claire: “Restons sur nos| Les conseillers sont les suivants :
terres et ne cédons pas notre triple |ière Mlle Marguerite Viens; 2e M. I.
patrimoine à l'étranger.” Soeur Di- | Gauthier; 3e Mie Liliane Côté; 4e
réctrice arrive juste à temps pour ap- | M. Jean-Louis Viens.
plaudir au discours émérite de notre Les élections pour le Comité des
président-général, puis elle nous four- ; Anciens ont donné les résultats sui- |
nit elle-même le numéro suivant: | vants:
“Les raisons qui préparèrent les voies '
pour la rébellion de 1837?” La cho- Frey: pour Donnelly: Mme Laurier
rale du cercle entonne ensuite: “Au Maisonneuve; pour Are es ae
bon vieux temps.” puis on propose te Lambert, pour Girouxville: €
l'ajournement me Rs de ‘Antoinette Pelletier; pour Falher: M.
chant “O Canada” vient mettre le Albert Allain.
sceau à notre réunion; on se sépare! Après que les nouveaux officiers
Pour McLennan: Mme Valentin
heureux, à la pensée d'avoir aujour-
d'hui accompli notre devoir au point
de vue canadien-français aussi bien
qu'au point de vue catholique, puis-
que cette séance suivit immédiate-
ment l'heure de garde auprès de Jé-
‘sus-Hostie, que nous fimes en corps,
au début de l'après-midi.
Cécile Houde, corr.
op mmmmmmmmme
Sauva s2 mère.
“Je désire vous exprimer mes re-
“merciements pour votre médecine,”
écrit M. D. Brunelle de St. Didace P.
Q “Je suis presque certain qu'elle a
sauvé ma mère qui était sous les soins
médicaux depuis un an. Elle souffrait
d’un dérangement d'estomac qui af-
fectait son système tout entier au
point qu'elle était tombée dans un
grand état d’épuisement. Depuis
qu'elle emploie du Novoro du Dr Pier-
re sa santé s'est tellement améliorée
que je ne pourrai jamais assez ap-
précier ce remède.” Ce célèbre remè-
de de plantes est connu pour son
excellent effet sur le procédé de di-
gestion; il stimule l’action de l’esto-
mac, augmente l'appétit et active l’as-
similation de la nourriture tout en
agissant salutairement sur l'élimina-
tion. Le Novoro du Dr Pierre n’est pas
un article ordinaire de commerce:
_seuls des agents locaux désignés par
‘ont pris leur place, M. le Président
‘remercie au nom de son conseil et
invite tous les membres à se rendre
Nous assistons aujourd'hui à une
et secondé par Mile Laurette Gou- tendance générale des peuples et des!
gouvernements à se séparer de l'E-
| Elise … On est catholique à l'église
imais non pas dans toutes les mani-
: festations de la vie.
L’Action catholique a pour mission
de réparer cet outrage. Par elle la
i vie de tous les milieux sociaux se
réconciliera avec l'Evangile et la J.E.C.
pour sa part, doit influencer l'école
en ce sens chrétien.
Mais influencer tout un milieu so-
cial, le milieu étudiant en particulier
{est une tâche surhumaine, mais nos
! jeunes entraîneuses y arriveront puis-
que cette mission leur est confiée par
la voix de l'autorité même.
Le R. P. demande que les profon-
des réserves de F'oi et d'énergie de la
jeunesse d'aujourd'hui soient mises en
valeur. Travailler sur l'élite pour la
rendre surnaturelle et par là con-
quérante, voilà l'idéal. Il nous trace
à la chapelle où les attend le Jésus | alors le portrait de la jeune fille du
etc. Toutes ses autres comparaisons:
les yeux, les oreilles, le larynx étaient,
aussi d’un parfait obscur.
| Néanmoins, les auditeurs-délégués
tapaient des mains, et ces applaudis-
sements (parfois retardaires ….) écla-
taient, assez régulièrement, quand M.
Aberhart élevait sa forte voix.
Eh bien! si dans son long discours
de ce soir, discours de SA CONVEN-
TION, M. Aberhart, tout en roulant de
belles phrases, dit à peu près rien de
son Social Credit: eh bien, ce mon-
isieur doit avoir une réserve intérieure
:qui nourrit ses pensées, inspire son é-
loquence et le fait agir. Et s'il m'est
permis de dire ce que je pense, je sug-
gère modestement cette solution: M.
Aberhart se féliciterait plus que de
tout autre succès, de passer pour Ero-
(RESTE Et s’il perle souvent, il lui
arrivera de s’user à l'usage, comme il
est arrivé à tant de célèbres prophé-
tes (2?) déjà oubliés.
25 avril 1935. Dr Joseph Boulanger.
| P.-S.—On dit que M. Aberhart aime
là chanter; mais serait-il le seul hom-
me public, à part les bolchévicks, vi-
vant au Canada et ne chantant pas
“O Canada”, à ses réunions publi-
ques? J. B.
LA Mde Valérie Phaneuf-
Boulanger.
Chère Madame,
Votre si spirituel discours au der-
nier diner-causerie à l'hôtel Corona
de leur enfance.
Le R. P. Curé donne un substan-
itiel sermon sur “l'Amicale — sa fon-
dation — son but — et le bien im-
mence opéré par une jeunesse con-
vaincue et ferme dans le devoir.”
Le chant traditionnel du retour a-
! vait reçu les chers Anciens à leur en-
trée à la chapelle. Jésus de son trône
de gloire les bénissait avant qu'ils ne
{prissent leurs ébats dans les salles et
[les classes toutes ouvertes pour les
l'accueillir. Que de souvenirs éveillés
de deux heures à six heures, moment
‘où la même cloche qui les appelait
autrefois à l'étude, les convie main-
tenant au banquet. Prêtez l'oreille,
: chers Anciens, écoutez les notes gaies
-dont vos rangs sont remplis et vous
- jugerez, vous-mêmes qu bonheur é-
prouvé par vous tous et par vos mai-
itresses. Les rangs se rompent après
Île souper pour se reformer à huit
iheures. Quelle soirée en famille !
| Quelle soirée reconfortante! Quel zè-
ile pour semer du bonheur! vraiment
itous méritent des félicitations pour
le bon esprit qui les anime.
Une dernière visite à Jésus; un
suprême élan du coeur envers le Coeur
‘de Jésus et les Anciens se dispersent.
| Cette fête de famille qu'on voudrait
| prolonger encore doit subir le sort
ides beaux jours: celui de finir trop
20ème siècle — les deux côtés de la| m'inspire le désir de vous donner
médaille s’y dessinent; mais il est é-
vident que le bon Père croit à la
vaillance de nos jeunes. Réveillons-
nous donc et à l'œuvre!
Le R. P. Routhier, O.M.I, se re-
fugie dans l'ancien testament mais
parvient fort heureusement à appuyer
toutes les données de son éloquent
disciple: l'Action catholique ou la
charge d’âmes se révèlent dès les
premiers jours de la création, peut-
être négativement, mais ça y est là
tout de même. Ie conférencier du
jour nous donne encore une petite
causerie sur l'organisation de la J.E.C.
qui doit être la mise en pratique de
l’action catholique, spéciale, aux jeu-
nes.
Les amicalistes se sont discrètement
mises au deuxième plan, en cette oc-
casion, mais elles écoutent attenti-
vement les paroles adressées aux é-
[l
|Sudientes et en retireront elles-mêmes
leur profit.
Mgr Pilon veut bien se charger d'a-
dresser les remerciements de toutes
taux deux vaillants apôtres, qui les
méritent bien, certes.
Les amicalistes assurent qu'elles ai-
ment beaucoup ces entretiens sur
l'Ancien et le Nouveau testament et
les “jeunes” promettent une propa-
gande active de la Bible — du journal
| jéciste. Iæe conquérant: bulletin des
Dirigeants et des Militants sera aus-
Dr Fahr ns tôt. Mais les Anciens en emportent un {si bien accueillie par les officières de
(0) n à d :
ns nn. FIVE, he bon souvenir et formulent le voeu |inos organisations.
peuvent le fournir.
| Livré exempt de douane au Canada.
que ces réunions aient lieu à l'été.|
Votre désir, chers Anciens, devien-
dra probablement une réalité.
Ainsi on parviendra à garder au
Christ Ja jeunesse de nos écoles.
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mon appréciation. Mais les paroles
me manquent, pour exprimer ma pen-
sée, et vous rendre l'hommage qui
vous est dû.
Je lisais sur le Droit du 13 mars
dernier, à Québec, le premier minis-
tre M. L. A. Taschereau, disait ceci:
“Mes premières paroles seront pour
féliciter M. X. À l'entendre, c'est un
puit de science, un vase d’érudition,
une encyclopédie de toutes les vertus.”
I me faudrait tout ce bagage scien-
tifique, et même plus, pour pouvoir
vous féliciter comme vous le méritez.
Et moi, qui hélas! moins favorisée que
les élèves de la bonne Soeur Ursuline,
du couvent de Trois-Rivières, puis-
que ma maïitresses de français m'ac-
corda un diplôme du l2ième grade
du cercle Jeanne d'Arc, et emporta a-
vec elle ma grammaire française. De-
puis plus de 6 ans, je demeure dans
une paroisse exclusivement de langue
anglaise. Dans de telles conditions, je
compte, chère Madame, sur votre
bienveillante indulgence et laisse par-
ler mon coeur, Vous avez parler avec
connaissance de cause, sur un sujet
délicat, que seule une mère telle que |.
vous en à le secret. Votre intéressan-
te et instructive causerie à eu.sans
contredit un véritable succès. Je vous
félicite.
Je tiens a vous remercier au nom
de la jeunesse canadienne-française,
pour avoir donner le meilleur de vo-
tre coeur, vos belles années de jeu-
nesse, à l'éducation, à la ‘formation
de coeurs chrétiens et patriotes. Inu-
tile de fouiller les pages jaunies par
le temps, de votre histoire, pour y
trouver de nobles exploits, qu'il nous
suffise d'ouvrir l'album de souvenir
du saint et regretté, Mgr Grouard,
nous y liront une page encore toute
fraîche, écrite de sa main bénie, em-
preinte de son génie français, ses oeu-
vres, sa mission apostolique, accom-
plis avec tant de foi, de courage et
de vertu. Oh grand! Oh! sublime mis-
sionnaire, comme vous devez jouir
dans le ciel, de voir se poursuivre sur
cette terre, avec tant de zèle aposto-
lique votre oeuvre de prédilection, l'é-
ducation catholique et française de la
jeunesse albertaine, car tous, con-
naissent avec quelle grandeur. d'âme
son digne successeur, Mgr Guy, se
dépense sans compter, pour le blen-
être spirituel et moral de cette ten-
üre jeunesse.
Oui, chère Madame, j'espère que vo-
tre exemple sera suivie par d’autres
amies dévouées à la même cause,
Plus tard, quand vos enfants liront
les beaux discours des diners-cause-
ries des canadiens d'aujourd'hui, don-
nés par des conférenciers d'une aussi
haute compétence; comme ils seront
fiers ces enfants, de voir au nombre
de ces orateurs de mérite, le nom
chéri d'une maman qui, elle aussi, au.
r& collaborer à titre de mère, catho-
lique et Canadienne-française, à per-
pétuer le doux parler de France,
Je termine chère... oh! j'ellais
écrire ici votre nom de plume, oh!
non, je ne veux pas commettre cette
indiscrétion, je me contenterai chè-
re Madame, de vous dire que j'ai sa-
vouré avec délice, le sucre, la sève de
l'érable canadienne. : :
Votre très sincère,
‘ Aline Levasseur
ot mo
‘’Morinville, Alta.
a
}
'
BEAUMONT
Lettre ouverte.
Cercle Lacombe.
L'adoption du rapport de l'assem-
blée précédente est proposé et secon-
dé. Plusieurs élèves du cercle vont
tour à tour se placer au bureau de
cultivateurs la maîtresse pour réciter une poésie,
|chanter un air canadien, raconter
quelque fait d'histoire, etc. Ce fut
très amusant, surtout quand nous a-
{vions le rôle d'écouter le compagnon !
ou la compagne qui s'exécutait de son |
_— | mieux. |
Je respecte toutes les opinions por ; ë |
litiques et cependant toutes ces opi- | Le programme débuta avec le chant
nions doivent admettre la discussion par Lucien Leblanc, d'autant plus ap-
si l'on veut en faire sortir la lumière | plaudi que s'était la première fois que
puisque comme le dit le vieil adage: | plusieurs l'entendaient.
“la vérité vient du choc des idées”.
À mes amis les
Causerie sur le Crédit Social
Monsieur le rédacteur,
Deux récitations figurent; une par!
Georgette Vaugeois et une autre par
Emilienne Villeneuve. Mlle Rachel
Chalifoux rendit très bien son rôle!
de maitresse improvisée dans sa le-
çon de bon langage.
Je vois par les journaux et la
radio que le parti nouveau le ‘Social
Crédit” fait beaucoup de bruit par le
temps qui court et je suppose que
l'on aura aucune objection si je me
permets de donner mon opinion.
Alex Oraschuk nous dérida quelque
PAGE 5
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Ù
: ; No 1 Nord
Premièrement, pour administrer une | PEU avec son chant si comique. Puis No 2 Nord
province de huit cent mille âmes, |Ce fut le tour de Mlle Simone Ma-| Xe 3 Nord
il faut en premier lieu une certaine |Enan de nous donner quelques bons! Xe 4 Nord
expérience et je ne crois pas que la | avis sur là politesse. Après l'ajour- | No 5 Nord
chose ne puisse se faire sans cela. [nement on chanta “O Canada”. il No 6 Nord
Les études sont excellentes en ue Alme Bérubé, sec. | FOUITAE
mêmes mais elles ne sont pas tout et es
ceci est tellement vrai que nos hom- | ÂAvoine-—
mes de profession ne peuvent deve- j
nir des maîtres dans leur spécialité DONNELLY NO 2 CW 28%
qu'en autant qu'ils auront pratiquer No.3 CW 24%
pendant plusieurs années. Le Se FOUTTAge 22%
teur du nouveau parti est un insti- Dimanche, le 28, avait lieu à Ja
tuteur de vieille date, mais je me|salle paroissiale, une soirée de Orge—
demande où il a pu prendre son ex- |“whist-militaire”, agrémentée d'un E
périence de l'administration de la cho- programme récréatif, le tout organi- NO: 3.-OW ss 28
se publique et qu'elle confiance flisé par les avant-gardistes. NO 4 OW una 21%
peut nous inspirer. Parmi la nombreuse assistance ve- No 5 Nord 203%
: | , nue encourager nos jeunes, nous re-
Lorsque Sir Wilfrid Laurier fut ep- | Quons les RR. PP. Gobeil et Bou- Seigle
pelé à diriger ce pays, il avait été vet, qui daignèrent, avec M. le Curé,
dans l& politique pendant plus de | jiccer Ja soirée par leur présan- | No. 2 OW nus suiirmenes 29%
trente ans. ce. NO 3 CW nes 25
Deuxièmement. I1 semblerait que M.| La programme débuta par un chant No 4 CW -22
Aberhart se propose de donner lal‘Canadien toujours”, suivi d'une dé-
somme de $25.00 à toute personne ma- |clamation: “Le Miracle de la Vierge”, | Bétail—
jeure et comme beaucoup d'autres je |après quoi le jeu de cartes captiva :
me dis où il pourra se procurer les|l'attention de tous, jusqu’à ce que] Taures de choix 3.00 à 5.50
120 millions qui seront requis pour|tous les vingt-cinq petits drapeaux,| Taures moyennes 2-00 à 4.00
répondre à toutes les demandes. Est- [si bien alignés au-dessus des tables, Bouvillons de choix … 5.50 à 6.50
ce que notre population ne paye pas aient été enlevés par les chanceux et| Bouvillons moyens 4.00 à 5.00
assez de taxes déjà? Enfin cet ar-|aPportés en triomphe chez ces der- | Vaches de choix 3.00 à 3.75
gent ne viendra pas de nos voisins!niers; car à voir les figures ed Vaches moyennes …… 160 à 250
qui ont bien assez de penser à leurs } ses et gaies à la fois, à entendre les] Taureau - 150 à 250
propres difficultés. On nous répond Pen de joie et les si Agneaux de choix ……… 5.00 à 5.50
que ce ne sera pas exactement de!tes Promesses de vengeance, il était moyen 3.25 à 4.50
l'argent sonnant mais des bons, des évident que tous voulaient gagner. | Moutons d'un an 2.00 à 3.50
notes prétendues négotiables. Croyez-|Les prix furent remportés par MM.| Veaux de choix ……. 5.50 à 6.00
vous réellement que nos banques qui Emile Leblanc et Louis Danze. | Commun à moyen 20-40-50
ne sont ici que des succursales seront Ie jeu de cartes terminé, ne veut Porc de Bacon 1
autorisées par le bureau central à ac- {Pas dire que tout plaisir est fini. Loin
cepter semblables échange? Ceci dé-|de là. Les artistes connus des avant-
passe la mesure du bon sens. Et les £ardistes jouent ensuite avec succès 3.50 à 450
marchandises que l'on importe de [la Comédie, “Le mirage”, au cours de 1.50 à 3.00
l'extérieur dans la proportion de 80 |laauelle, “La Rosalie”, “figurée par
pour 100, est-ce que ces marchanai- | Mlle Adèle Boulet”, nous fait rire et Crèmé
ses pourront se payer avec nos fa-!rire encore. Les fronts, les plus mo- ee
meuses notes du crédit social? Et nos |10S85, se dérident malgré eux, et tous SpÉCIAT an inin continus 20
dames qui font tant de commandes à | "eCueillent la morale à propos: “Ne No 1 …
l'étranger, chez Eaton, chez Simpson, |Cherchons pas, en dehors de la cam-
chez Dupuis, est-ce qu’elles pourront | PAgne le bonheur”; ceux qui seraient
envoyer un certain nombre de leurs |tentés de douter de la sagesse de ce
notes en paiement des articles ache- | Conseil feraient bien de demander à
tés? Rosalie de leur raconter ses expé-
riences, alors qu'elle voulait aller ha-
Troisiéèmement. Nos épatants inno- |biter la ville. Lucienne — Mlle Mar-
vateurs prétendent qu'ils pourront | guerite Forcier — et Père Jourdeau
imposer une taxe sur toute marchan- | __ M, Bernard Boulet — voir même la
dise qui nous arrivera d’une autre | Madelon — Mlle Bertha Dandurand—
province ou bien encore sur tout [plus encore Thérèse — Mille Victoria
article qui sortira de l'Alberta pour Gagné — vous diront ce que l'amour
se diriger vers les autres provinces. |de Ja ville a valu à Emile, Deux
La Colombie Anglaise a déjà voulu |chants, “La jeune Huronne” et “Les
faire cet essai en imposant une char- |Semeurs”, complétèrent ce program-
ge sur les fruits qu'elle expédiait à | me.
l'extérieur, vers les autres provinces.| Le succulent goûter servi, quelques
La chose fut attaquée devant les tri- |objets sont vendus à la rafle italien-
bunaux, l'on alla jusqu’au concile pri- Ine puis, après un “O Canada”, chan-
vé et la Colombie perdit. Il n’y a quelté à pleins poumons, on se sépare
le fédéral qui puisse imposer une taxe |enchanté de sa soirée. |
sur les commodités de la vie et les Marguerite Forciér. |
provinces ne peuvent absolument rien
faire en cette matière, Donc que les
prédicants du nouvel évangile ne
cherchent pas à nous leurrer.
Puisque M. Aberhart se proclame
un disciple de l'évangile, qu'il se sou-
vienne de la loi du travail que le
bon Dieu a imposée à l'homme dès
le commencement du monde et disons-
nous que l’homme ne réussira qu'en
autant qu'il voudra travailler et ga-
gner son pain à la sueur de son front.
Cette loi existe depuis toujours et
personne saurait la changer.
Par conséquent, mes chers amis,
les cultivateurs, continuons à travail-
ler comme nos pères et nos grand'-
pères l’ont fait. N'ajoutons pas foi à
ces innovateurs qui veulent tout ré-
former et qui ne peuvent expliquer le
fonctionnement de leurs nouvelles
théories. Si vous ne comprenez pas,
nous disent-ils, ne dites rien, ayez
confiance en nous et vous verrez que
nous allons amener le ciel sur la
terre. Est-il possible que certains des
nôtres se laissent prendre par ces
paroles mielleuses mais qui ne repo-
sent sur rien.
Il n'y à pas bien longtemps, nous
avons vu un autre innovateur prê-
cher dans la capitale une doctrine
nouvelle et cracher l'insulte sur tout
ce qui était catholique. Edmonton n’a-
vait pas de salle assez grande pour
recevoir les foules qui voulaient l'en-
tendre et cela en payant. C'était un
autre feu de paille qui semblait de-
voir tout bruler et vous savez com-
ment toute cette furie s’est terminée.
Aujourd'hui les gens sérieux se de-
mandent comment ils avaient pu se
laisser prendre par ce beau parleur.
Est-ce que la même farce serait en
train de se répéter, est-ce que nos
gens sérieux ne feront pas la dis-
tinction voulue et laisseront la proie
pour l'ombre?
Si les circonstances le permettent,
je me propose de revenir à la char-
ge sur cette importante question et
ce sera une deuxième causerie.
Théophile Chalifoux,
Vins Fortifiés
À La Portée
De Toutes
CE PE SN ST E
Cette annonce n'est pas insérée par
de l'Alberta,
No
Grade A 12
Biens 10
Cite 08
Beurre—
No 1, en boite
Enveloppé, No 1
Enveloppé, No 2 …
Enveloppé, No 3
Lisez et faites lire
La Survivance
le seul journal français
de l’Alberta
Les Bourses
Le hon vin fortifie le système.….et cela est
encore plus appréciable lorsque le vin même
est fortifié à l’eau-de-vie pure. C’est bien
ce qui arrive avec le HERMIT PORT et HER-
MIT SHERRY..
donne du corps et ce délicieux bouquet....Ils
vous réservent un régal, si vous ne les avez
pas encore goûtés…. Vous serez agréablement.
surpris lorsque vous en connaîtrez le prix...
Le plus important vignoble canadien vous
offre le meilleur vin au Canade, à un prix.
qui permet d’en jouir quotidiennement.
BOUTEILLE DE 96. O2. su 80.70
BOUTEILLE DE 40 oz. .
. et c'est aussi ce qui leur
le Bureau de Contrôle des liqueurs
ni par Je gouvernement de la province de l'Alberta,
LA MOUCHE COMMUNE ET
SES DANGERS
Les manières changent avec le temps. Autrefois, dans les |{otale de graine de lin au Ca-
CR RAR RER CRE,
net our Û 1 un FR ire ee ce de de au à
re
Notes Agricoles
ones ner nt een ee À En ni ee ge 80 à ne 8 nn nee ù ae dette
VANCE
eee ne ges
LA SURVI
|
LOI DES ENGRAIS
Il y à une Loi des engrais chimiques au Canada depuis 1897,
|
;
Au ler mars 1935 la quantité ; et cette loi a été modifiée à maintes reprises au cours des ans
jours reculés, du moyen âge, quand la peste, le typhus, la petite |nada était de 580,839 boisseaux,
vérole et les autres fléaux de ce genre étaient considérés comme |dont 408,853 boisseaux rer
des choses inévitables, on disait d’un homme renommé pour
sa bonté “il ne ferait pas de mal à une mouche”. Aujourd'hui, |
celui qui se refuserait à tuer une mouche serait considéré com- port. À la date correspondante
dans les élévateurs,
boisseaux sur les fermes et 5,-
686 boisseaux en cours de trans-
me un ignorant. La mouche commune, qui.est répandue dans |en 1934 UN
tout l'univers, est bien connue par le rôle néfaste qu’elle joue | Visibles étaient de 663,
dans la propagation de certaines maladies contagieuses comme la
fièvre typhoïde, la diarrhée infantile, la tuberculose, le choléra,
la dysenterie, etc. Elle se multiplie dans les tas de saleté les plus
dégoutants et cependant sa présence est tolérée dans bien des
maisons et des restaurants. La mouche est un danger pour la
santé publique parce qu’elle a l'habitude de passer directement
des ordures en putréfaction sur les aliments dont l’homme se
nourrit, portant ainsi des bactéries et d’autres organismes et
des particules de matière organique décomposée sur son corps
velu, ses pattes, ses pieds collants et les parties de sa bouche.
Elle peut aussi communiquer aux denrées alimentaires des ger-
mes dangereux par ses fientes et sa salive regurgitée (taches
de mouches).
. Plusieurs générations de mouches communes naissent et se
développent pendant les chaleurs, dit J'Entomologiste du Do-
minion; le nombre varie avec la nature de la saison. Les mou-
ches sont plus nombreuses en été et au commencement de l’au-
tomne; elles diminuent rapidement à mesure que le temps se
refroidit. Le moyen le plus utile et le plus efficace de détruire
les mouches est de supprimer ou de réduire leurs foyers de pro-
pagation à un minimum en évacuant, au fur et à mesure de leur
production, tous les produits dont se composent ces foyers, com-
me le fumier et les ordures ménagères. Le fumier de cheval frais
est une source prolifique de production: c’est dans le fumier que
naissent la majorité des mouches que l'on trouve à la campa-
gne. Dans les villes, où les chevaux ont été remplacés en grande
partie par des moyens de transport mécanique, les ordures mé-
nagères sont un facteur important dans la production des mou-
ches. Tous les moyens pris pour supprimer les foyers de propa-
gation ne peuvent avoir d'effet que s'ils sont exécutés en coo-
pération par le groupement et appuyés par un public bien au
courant du danger que les mouches constituent envers la santé
et des moyens par lesquels elles peuvent êtres combattues. Sou-
vent, un tas de fumier négligé ou un tas d’ordures est suffisant
pour infecter tout un voisinage et il est donc nécessaire d'ob-
tenir la coopération de tout le groupement.
Re Sen, nt es on
BOVINS DE RACE PURE | La consommation de pain par
: tête de population au Canada
Pendant le mois de mars 1935,|n’a cessé de décroître depuis
le’ Bureau national canadien de | 1929. Cette situation, dit le rap-
Fenregistrement du bétail a dé- | port, est sans doute due à deux
livré, sous l’approbation du Mi-|facteurs; en premier lieu, la
nistre fédéral de l'Agriculture, réduction du pouvoir d’achat qui
au total 5,906 certificats de gé-|cause la diminution de la de-
néalogie se décomposant ainsi: È et les changements qui
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les bovins, 343 pour les moutons, | alimentaire du peuple.
462 pour les porcs, 1,595 pour les
renards, 671 pour les chiens, et
226 pour les volailles.
Pendant les deux semaines
qui se sont terminées le 6 a-
vril les exportations de volail-
les gelées sur la Grande-Breta-
ghe se sont montées à 2,864
caisses. Le total des exporta-
tions, depuis le er janvier 1935,
est de 33,756 caisses contenant
environ 1,677%,800 livres.
. En 1933 l’industrie canadien-
ne de la boulangerie et du pain
a dépensé $23,427,623 en l'achat
de matériaux dont la majeure
partie à été fournie par Pindus-
trie agricole du Canada.
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Entre le ler juillet 1934 et le
ler mars 1935 la quantité tota-
lle de maïs soufflé (popcorn)
importée au Canada n’a été que
de deux livres. Pendant l’hiver
dernier les producteurs locaux
à Magrath, Alberta, ont vendu
plus de 1,000 livres de popcorn
Les campagnes entreprises
contre les oestres et les hypo-
dermes dans l’Ontfario en 1934
étaient les plus élaborées qui
aient jamais été mises à exécu-
tion dans cette province. L’é-
tendue couverte en 1935 sera
plus considérable.
La quantité de bacon expor-
tée en février du Canada sur la
Grande-Bretagne, savoir, 14,-
765,200 livres, étaient presque
deux fois plus considérable que
celle enregistrée en février 1934.
La valeur totale du bacon ex-
porté en janvier et février 1935
a été de 28,370,600 livres, soit
une augmentation de 9,823,600
livres sur les expéditions de
janvier et février 1934.
Sous les auspices du Minis-
tère fédéral de l’Agriculture et
du Conseil National des Recher-
ches du Canada, une démons-
tration très réussie sur la plu-
maïson des volailles cirées a été
donnée récemment au Château
Frontenac à Québec, en la pré-
sence de membres du gouverne-
ment provincial de Québec. Une
autre démonstration a été don-
née à Perth, Ontario, au cours
de laquelle 130 sujets ont été
plumés et expédiés à Montréal;
Papparence de ces volailles était
bien supérieure à celle des au-
tres lots préparés de la façon
ordinaire.
Le NOUVEAU PRESIDENT
du Conseil canadien des cercles
de Ia jeunesse agricole
Le Dr W. V. Longley, Direc-
à
|
| d'eux un veau Jersey de race pure et pour lui
[ae quatre ans, également de race pure. Tout récemment la gé-
Ipout couvrir les conditions toujours changeantes du commerce
de ces engrais et les progrès des connaissances acquises. La loi
actuelle, qui s'applique à tout le Canada, a été promulguée en
1922. Il n'existe pas de mesures législatives provinciales. La loi
des engrais chimiques est une loi fédérale, appliquée par le Ser-
vice des engrais chimiques de la Division des semences du Mi-
inistère fédéral de l'Agriculture. |
l Les recherches sur les engrais recoivent une attention tou-
[te Spéciale de la part des fermes expérimentales du Ministère
fédéral de l'Agriculture. La Ferme expérimentale centrale d'Ot-
tawa, conduit sans cesse des expériences pour étudier les pro-
portions utiles des différents éléments de fertilité, les quantités
à appliquer, ies modes d'application et d’autres questions d’im-
portance; ces expériences sont répétées sur les fermes et les
stations annexes d’un bout à l’autre du Canada. Il se fait éga-
lement à Ottawa une somme considérable de recherches sur
des problèmes spéciaux. Le but principal de tous ces travaux
est de se procurer des renseignements qui peuvent servir de
base pour donner des conseils aux Cultivateurs sur l'emploi é-
conomique des engrais. : 3
À partir du début même, le but principal de la Loi des en-
grais chimiques était de protéger les cultivateurs et les autres
acheteurs contre les fraudes en réglementant et en contrôlant
ee
proportion d'azote, d'acide phosphorique et de potasse qu'ils
renferment, doivent étre soumis à une vérification et à une ré-
glementation pour empêcher les fraudes qui
perpétrées. On pourrait par exemple vendre du
du nitrate de soude, de la pierre à chaux broyée pour du super-
phosphate, ou du sable comme un engrais complet de haute
qualité, sans que l'acheteur s’aperçoive de la différence, mais
les résultats ne répondraient certainement pas à ses attentes.
I1 est donc essentiel, spécialement pour les cultivateurs, que la
loi soït maintenue au point et qu’elle soit rigoureusement appli-
quée. C’est également dans l'intérêt de l'industrie des engrais
chimiques qui ne peut continuer à prospérer que si elle jouit de
Pentière confiance du cultivateur canadien.
LES BONS EFFETS DES CERCLES D'ELEVAGE
On sait que les travaux des cercles d'élevage donnent aux
jeunes membres qui s’en occupent ainsi qu’à leurs parents l’a-
mour des animaux et qu'ils exercent un heureux effet sur la
qualité de ces animaux. On pourrait citer des centaines d’exem-
toires les plus intéressantes peut-être de l'influence exercée par
les cercles de la jeunesse agricole sur la vie de la ferme vient du
Nouveau-Brunswick. Au commencement de 1929 l’un des culti-
Ivateurs qui compte aujourd’hui parmi les agriculteurs diri-
geants du Nouveau-Brunswick n'était qu’un simple fermier or-
dinaire, trayant deux vaches bâtardes. Ce printemps-là, ses
deux fils, Fred, Jr., et Ernest, entrèrent dans le cercle d'éleveurs
de veaux de la vallée de St-Jean. Leur père acheta pour chacun
-même une vache
nisse de Fred et sa fille furent reçues au contrôle pour l’ins-
teur du Service d'extension et cription au Livre d'Or avec une médaille d'argent. La génisse
professeur de l’économie rurale
au Collège d'agriculture de la
Nouvelle-Ecosse, Truro, a été
nommé à l’un des postes les
plus importants pour la forma-
tion de la jeunesse agricole ca-
nadienne, savoir, la Présidence
du Conseil canadien des cercles
de la jeunesse agricole pour
l'année actuelle.
Cette initiative des cercles de
la jeunesse agricole, lancée par
les Ministères fédéral et pro-
vinciaux de l'Agriculture, a re-
çu beaucoup d'aide et d’encou-
ragement de la part de diffé-
rentes associations. Vérs 1930,
ce travail avait pris un assez
grand développement et l’'Hono-
rable Robert Weir, Ministre fe-
déral de l'Agriculture, créa,
l’année suivante, le Conseil ca-
nadien qu’il chargea d’élaboïer
un programme national pour
les différents cercles de la jeu-
nesse agricole au Canada. Le
Conseil à rempli sa tâche.et au-
delà par l'unification, la coor-
dination, et le développement
de cette institution au Canada,
qui embrasse actuellement 1544
cercles sur toute l'étendue du
Canada comptant environ 27,-
>
|ches de l’étable se sont inscrites au Livre d’
d'Ernest à fait également deux bonnes productions. Cinq va-
Or avec sept bonnes
productions. Aujourd’hui ce cultivateur maintient de seize à
dix-huit vaches de race pure servies par r
reaux du Nouveau-Brunswick, Parkfield’s Sybil, 48611. Une nou-
velle vacherie a été construite en 1934, l’étendue en culture sur
la ferme à augmenté et les résultats obtenus sont extrêmement
encourageants.
LA SELECTION DES
POMMES DE TERRE
DE SEMENCE ET
SON UTILITE
Les maladies à virus ont reçu beau-
coup d'attention en ces dernières an-
nées; on sait aujourd'hui que le meil-
leur moyen de protéger les récoltes
de pommes de terre contre ces ma-
ladies est de réserver pendant la sai-
son de végétation, des pieds sains
pour la production de la semence.
On est parvenu par ce moyen à aug-
menter le rendement par acre et à
améliorer le type et la qualité des
tubercules. Le Service de la Botani-
que des Fermes expérimentales fé-
dérales a .organisé, il y a déjà plu-
sieurs années, un système de certi-
fication des pommes de terre de se-
impitoyablement rejetés. Les tuber-
cules sélectionnés sont conservés avec
le plus grand soin. En plantant ces
tubercules dans la parcelle de semen-
ce les planteurs les plus éclairés pra-
tiquent généralement le système de
“tubercules-unités” qui consiste à met.
tre par groupe séparément tous les
plantons ou fragments provenant du
même tubercule. Ce système aide
beaucoup à faire une expurgation plus
parfaite et une meilleure sélection.
des pieds sains. Si le pied provenant
d'un des fragments de tubercule ne
remplit pas toutes les conditions vou-
lues en ce qui concerne l'absence de
maladie, le type, etc., tous les pieds
de ce tubercule sont arrachés et re-
jetés. + |
C'est de cette façon que la sélection
des "pieds et des tubercules est con-
duite par le Service fédéral de certi-
ee
AD LA due ma RENE re a en EE SP AUS CR Bars 2
CHIMIQUES
la vente de ces produits. Tous les produits comme les engrais | Sérotes re à
chimiques, qui possédent une valeur invisible, basée sur la | 2ucuneme
pourraient être |
sel gemme pour | tuelle; elle coûterait trop cher; le
ples de ce fait sur tous les points du Canada mais l’une des his- | . à
| rouges. Le mil, les pois, les fèves et les
:Par contre, lé blé, lavoine, le ray-
[rhizoctonte sévit, on devrait adopter
un des meilleurs tau- |.
sociations.
mence qui est appliqué actuellement
dans toutes les provinces du Cana-
da. Les récoltes ne peuvent être cer-
tifiées qu'après avoir été soumises à
tères de l'Agriculture, les ins-[une inspection soigneuse, qui porte
titutions commerciales, les .cor-|Sur les pieds aussi bien que sur les
porations, les associations et|tubercules. La plus importante de ces
toutes les institutions qui con- [inspections est celle des plantes pen-
sentent à venir en aide au pro-|dent la saison de végétation. Seules,
gramme national sous forme de|les récoltes qui remplissent des con-
cotisations, peuvent en étrelditions rigoureuses, en ce qui con-
membres. Ces institutions com-[Cerne l'abscence de maladie et la pu-
prennent les Ministères fédéral|reté de 12 variété, peuvent être certi-
et provinciaux de l'Agriculture, | fées pour la production de la se-
le Service d'extension de l'U-|mence. On met ainsi à la disposi-
niversité de la Saskatchewan, 1a [tion des cultivateurs des pommes de
compagnie de grain Alberta Pa-|terre de semence de très haute qua-
cifique, les chemins de fer ca-|[lité UE |
nadiens nationaux, le chemin de} Pour maintenir cette haute qualité
fer Canadien Pacifique, le Con-|de la semence les planteurs ont cons-
seil du développement industri-itaté qu'une précaution très utile est
el des établissements canadiens !|de choiëtr soigneusement tous les ans,
de Ssalaison, la International|pour leur stock de souche, des pieds
Harvester Company of Canada, {sains d'un bon type. Avant d'arra-
la Société canadienne des éle-|ceher la récolte, ils recueillent soigneu-
veurs de la vache Ayrshire, le |sement les tubercules de ces pieds sé-
Cercle canadien des éleveurs de|lectionnés. Les pieds qui ne répon-
la vache Jersey, et d’autres as-
000 membres.
En ce qui concerne le Con-
seil lui-même, outre les Minis-
sien
dent pas complètement à l'idéal posé
‘de rendement et de type,.ete., sont :
fication des pommes de terre de se-
mence -en Colombie-Britannique. Les
résultats donnés par plusieurs va-
riétés soumises à ce système démon-
trent que l'on peut obtenir une aug-
mentation de rendement qui en vaut
la peine lorsque les ‘pieds et les tu-
bercules de semence sont bien choi-
sis, ‘ .
Au bout de trois années de sélec-
tion des pieds et des tubercules sur
30 échantillons qui avaient été four-
nis par les producteurs pour être mis
à l'essai dans les parcelles d’expé-
rimentation, le rendement moyen s'est
accru de 14 tonnes à l’acre. |
: Le planteur qui pratique la sélec-
tion doit connaître à fond les meil-
leurs types de pieds, ainsi que les
meilleurs types de tubercules, de la
variété qu’il cultive: En choisissant
Avec persévérance ce’ type le plus dé-
sirable il parviendra à la Jongué à
développer. une semence uniforme de!
bonne qualité: C'est 1à, sans aucun |
doute, le meilleur système pour main-
tenir un haut type de qualité dans ||.
terre de semence. : +
les pommes de
La rotation des récoltes :
comme moyen de prevenir | #
la rhizoctonie des pommes
de terre.
ET
Cette maladie des pommes de terre
que l'on appelle la rhizoctonie est | -
connue à peu près partout, mais ce
que beaucoup de cultivateurs igno-
rent c'est que le germe qui la cause
ne s’en prend pas seulement aux
pommes de terre; il attaque aussi
beaucoup d’autres récoltes. Le cham- !
pignon de la rhizoctonie, qui est un
parasite destructeur, peut se main-
tenir en vie dans Ia terre pendant de
longues années sur des matières or-
ganiques décomposées. Les germes |
qui se trouvent dans ces sols infesftés
attaquent les navets, les carottes et
d'autres plantes sensibles quand ils
n'ont pas de pommes de terre à leur
disposition. On voit donc qu’il est
impossible de prévenir complètement
la rhizoctonie des pommes de terre
par le traitement habituel de la se-
mence qui consiste à plonger les tu-
bercules dans une solution de subli-
mé corrosif ou de formaline, car ce
traitement ne fait que détruire le
champignon qui se trouve sur les tu-
bercules eux-mêmes sous forme de
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tre cette maladie est donc de planter
des récoltes réfractaires à la rhizoc-
tonie. Ces récoltes résistantes, ou “ré-
fractaires”, ne sont pas nombreuses,
tandis que la liste des plantes qui
peuvent être attaqués par la rhizoc-
tonie comprend plus de 160 espèces;
mais il y à cependant des récoltes très
résistantes. La plantation de ces ré-
coltes réfractaires sur terre infestée
de: rhizoctonie réduit non seulement
les pertes causées par ce fléau, mais
peut aussi affamer le champignon.
Les expériences conduites au La-
boratoire fédéral de pathologie vé-
gétale, à Saanichton, C.-B. indiquent
que la rhizoctonie réduit beaucoup les
rendements des carottes, des navets
et des autres crucifères, Les feuilles
des navets cultivés dans une terre
infestée de rhizoctonie deviennent
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Ü
8 MAI, 1935.
LE COMMUNISME
AVANT D’EN PARLER PLUS LONGUEMENT
Les catholiques qui s'occupent d'oeuvres sociales sont pris en-
tre deux feux. “Vous favorisez les trusts”, leur disent les tra-
vailleurs. — “Vous faites du socialisme”, leur crient les patrons
et les journaux de parti. Jamais il ne s’est brassé autant d'idées
sociales dans notre pays; malheureusement, bien des sophismes
éclosent, même sous la plume de journalistes qui s’affirment
catholiques”. à :
Teiles sont les constatations réalistes que nous lisons en
tête d'un excellent article publié tout récemment par M. l'abbé
Louis-Joseph Aubin, dans le “Progrès du Saguenay”, relative-
ment aux droits et aux obligations de la propriété.
On peut probablement dire que, jamais, au cours de l’his-
toire du monde, la question sociale ne s’est posée aussi univer-
sellement, avec une telle ampleur et de façon aussi sérieuse.
Même à la veille des révolutions qui ont fait couler des fleuves
de sang et bouleversé les empires, l’ordre social n’était pas dis-
cuté comme aujourd’hui.
C’est pourquoi la question sociale domine en ce moment tou-
tes les autres. C’est pourquoi les esprits conscients de leur in-
fluence et de leurs responsabilités s'appliquent à préparer cette
ére nouvelle dont S. Em. le cardinal Villeneuve a dit si juste-
ment qu'elle devra être plus sociale que la précédente, sinon
elle sera révolutionnaire et communiste,
Ses difficultés, le monde les a voulues.
Cette effervescence des esprit est facile à expliquer. On à
tout fait pour la provoquer.
Depuis le début du vingtième siècle, avec le concours du ma-
chinisme, qui fut son meilleur agent, le capitalisme a multiplié
indéfiniment la production, sous les yeux d’un prolétariat pro-
gressivement éliminé du champ du travail, de plus en plus in-
capable, par conséquent, de s'approprier une part équitable de
la richesse produite.
Les conséquences de cette injuste répartition des biens sont
d'autant plus subversives que l’on a suffisamment instruit les
masses pour développer en elles le désir de posséder et que
lon a empêché l'Eglise d’enseigner efficacement aux riches et
aux pauvres leurs devoirs respectifs.
Que résultera-t-il du choc final de l'égoïsme satisfait et de
l’égoïsme révolté ? Dieu seul le sait.
Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est impossible à
notre civilisation d'éviter un cataclysme sans rompre avec le
monstrueux individualisme, qui a ses sources dans le libéralis-
me doctrinaire et dans le libéralisme économique, deux doc-
trines qui engendrent fatalement le chaos, l'anarchie et la ré-
volution, parce qu'elles nient pratiquement les droits de Dieu et
de la conscience.
Les inégalités sociales sont nécessaires.
Lorsque, après notre Cardinal-Archevêque, nous disons que
le vingtième siècle doit étre plus social que le précédent, cela
ne signifie nullement que les inégalités sociales doivent dispa-
raître.
Dieu a créé les hommes inégaux, afin de varier les vocations
convergeant à la grande oeuvre de sa glorification. Contre ce
plan divin ne prévaudront les dessins ni des utopistes ni des
tyrans.
Même en ce pays communiste, — sachons-nous en souvenir
— les citoyens ne jouissent pas de conditions semblables. Il faut
connaître bien peu la nature humaine pour croire l'égalité réa-
lisée, quand on a égorgé l'aristocratie, pillé les riches et natio-
nalisé toutes les entreprises.
Les inégalités sociales sont non seulement inévitables, mais
nécessaires. Quel vidangeur intelligent prétendra sérieusement
avoir le droit de vivre en tout et partout comme un chef d'Etat ?
Différentes causes des inégalités sociales.
C’est d'après leur nature et leurs causes qu’on doit juger les
inégalités sociales.
I faut qu’à l'inégalité du travail corresponde une inégalité
de succès. Le contraire serait une prime à la paresse, une cause
de déchéance générale.
Le talent, qui est l’un des principaux actifs humains, ne
constitue-t-il pas un titre incontestable à la supériorité sociale?
L’'honnéteté de vie ne doit-elle pas elle aussi élever son
homme au-dessus des vauriens ?
Même les inégalités découlant de la chance méritent le
respect, car elles sont voulues de Dieu, et leur suppression cau-
serait plus de mal que de bien. .
Les seules inégalités sociales dignes de réprobation, ce sont
celles qui ont pour principe l'injustice. Ces inégalités-là, il faut
tâêcher de les faire disparaître, en recourant à tous les moyens
honnêtes de les combattre. Même si les bénéficiaires de ces iné-
galités entachées d’injustice se retranchent derrière le sophis-
me de l'ordre établi, il faut, par des méthodes judicieuses, mais
fermes, rétablir l'équilibre qu’ils ont rompu.
Le communisme est plus imminent qu’on ne le croit.
Voilà quelques considérations qu’il est bon de proposer, avec
beaucoup d’autres, comme sujet de réflexion à ceux qui se-
raient tentés de se demander, devant les misères, les.abus et les
inconséquentes de notre époque, si le communisme ne serait pas
un moindre mal.
Nous continuerons de traiter ce sujet, car trop de nos gens
croient notre pays beaucoup plus immunisé qu'il ne l’est contre
la propagande communiste lancée à jet continu par Moscou sur
le monde entier.
De “L’Action-Catholique”. Eugène L'HEUREUX.
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LA SURVIVANCE
LA CONFUSION EN ESPAGNE
(Du Journal de Genève)
Désaxé depuis longtemps, l'équilibre
espagnol a bien de la peine à retrou-
ver son assiette. La révolution paci-
fique de 1931 n'apporta pas l'apaise-
ment: à une dictature de droite suc-
céda une quasi-dictature de gauche.
L'inévitable réaction vers la droite
exaspéra les passions. Les tentatives
de coup d'Etat et les violences se mul-
tiplièrent. Et'les châteaux de cartes
que sont les ministères espagnols s’ef-
fondrent tous les trois mois.
La crise actuelle fut causée par la
mesure de grâce dont hbénéficièrent
deux députés fauteurs de la terrible
révolution communiste d'octobre dans
les Asturies. MM. Gonzales Pena et
Teodomiro Menendez avaient été
condamnés à mort. M. Pena était le
chef du mouvement asturien. It est
directement responsable d'atrocités
injustifiables: fusillades d'otages, mu-
tilations et tortures infligées à des
prêtres, à des civils, à des enfants. Yl
fit ou laissa brûler Ia cathédrale, l'u-
niversité et une bonne partie de la
ville d'Oviedo. Quant à M. Menendez,
il prétend être allé dans les Asturies
pour y modérer les excès communis-
tes: les révolutionnaires l’auraient o-
bligé à s'associer à leurs cruautés…
Le premier-ministre espagnol, M.
{Lerroux, jugea que six mois après les
événements l'exécution capitale ne se
justifiait plus. Car les passions s'é-
taient assoupies. Les passions minis-
tériels de droite, l'ACTION POPU-
PAIRE de M. Robles en particulier,
opinèrent au contraire pour l’appli-
cation de la peine de mort; les chefs
de la rébellion ne pouvaient échap-
per, alors que les comparses moins
coupables avaient déjà été exécutés.
Une condamnation à la prison est
toujours suivie d’une amnistie. M.
Robles retira sa confiance au cabi-
net, qui dut se démettre.
L'attitude de M. Lerroux est fort
compréhensible. Chef du parti radi-
cal, le seul qui ait une longue tradi-
tion républicaine, le premier-ministre
voulait se ménager des appuis à gau-
che. Certaines de ses troupes sont en
train de le quitter pour se rallier
à l'aile gauche du parti, celle que
Girige M. Martinez Barrios. T1 sent
à nouveau gronder l'extrémisme et
veut renforcer les forces modérées.
C'est d'elles seules qu'il attend le
salut de l'Espagne.
Aussi a-t-il accepté d'assumer
nouveau ia responsabilité du pouvoir
dans des conditions vraiment précai-
res. Car M. Robles s'est refusé à par-
ticiper lui-même ou à laisser quicon-
L'ACHAT CHEZ
PRODUITS
(De “La Terre
à ment monarchiste ni
que de son parti participer à la nou-
velle combinaison. Le chef du grou-
pe le plus important des Cortès reste
à l'écart. Il s'engage seulement à sou-
tenir M. Lerroux de son vote. M.
Lerroux en sera pour ainsi dire le
prisonnier. À la moindre incartade,
M. Robles pourra faire jouer la guil-
lotine. C'est dire que le ministère
actuel est pratiquement minoritaire,
qu'il se meut sur une plateforme ex-
trémement étroite, et que ses jours
sont déjà comptés. On est loin de
cette large concentration qu'aurait
voulue le président Zamore.
Quel but est celui de M. Robiles ?
Sans doute attend-il son heure. Sera-
ce lorsque les élections municipales
lui donneront la majorité absolue, qui
lui échappa en novembre 1933? Ces
élections devaient avoir lieu ce mois.
Mais dans la confusion actuelle, on
les retardera. M. Robles songe à autre
chose,
Son programme comporte l'abro-
gation des lois anticléricales et la ré-
forme de la Constitution, M. Robles a
pu suspendre l'application des lois re-
ligieuses, mais c'est tout. Pour trans-
former la Constitution, il faudrait
disposer aux Cortès des deux tiers
des voix. M. Robles ne les a pas. Mais
après le 9 décembre 1935 -— soit qua-
tre années après la mise en vigueur
de la Constitution — il suffira de Ja
majorité pour opérer des modifica-
tions. Le chef de l'ACTION POPU-
LAIRE veut se réserver, pour cette
date. S'il avait alors le pouvoir, il
sera à méme, pense-t-il, de réunir
lés voix nécessaires à la réforme qu'il
projette.
Les droites, cependant, trouvent le
temps long. Le parti royaliste de la
“Rénovation espagnole”, dirigé par M.
Sotelo, gagne du terrain. Va-t-il sup-
planter ou ruiner l'ACTION POPU-
LAIRE? C'est pour parer à ce dan-
ger d'effritement vers la droite dans
l'affaire des exécutions capitales. Mais
il louvoie pour que le président Za-
mora lui confie le ministère lorsque,
en automne, l'heure décisive sonne-
ra.
La situation est aujourd’hui d'une
confusion extrême. Les solutions ne
sont que provisoires. Elles nuisent au
parlementarisme. Et l'Espagne glisse
lentement vers la droite, vers une
stabilisation qui, sans être nécessaire-
directoriale,
pourrait installer à Madrid un gou-
vernement pourvu d'une large auto-
rité.
| P.-E. B.
NOUS DES
DE CHEZ NOUS
de chez nous”)
C'est un acte de patriotisme qui devrait captiver l'attention de tous nos
compatriotes canadiens et en particulier de ceux qui s'intéressent au relève-
ment social.
C'est une des bases fondamentales de la survivance des nôtres, dans le
.“Le Supplément au’ Devoir”
domaine des affaires, de l’agriculture et de l'industrie. C’est regrettable de
voir péricliter nos industries et de voir tous les beaux postes de commerce
pris par toutes sortes de nationalités. Et nos marchés agricoles sont sub-
mergés de produits importés. Tout cela est au détriment de l'avancement
des nôtres. Si cela continue, nous allons être supplantés dans notre pays.
Où sont les causes ?
La curiosité est un faible pour certains d’entre nous. Tout ce qui vient
de l'étranger les intéresse, les éblouit. Ils sont pressés d’aller porter leur
argent. Ne nous laissons donc pas tenter par ce qui nous vient de l'étranger,
sans tenir compte que cela est préjudiciable au succès des nôtres. Un trop
grand nombre ne tiennent pas compte de ce détail. C'est un manque d'es-
prit de patriotisme que d'être indifférent à tout ce qui se rapporte au pro-
grès de chez nous. C'est regrettable de le constater et c'est humiliant de
l'avouer; mais il.faut se rendre à l'évidence, Nous avons des faibles parmi
les nôtres. Si nous pouvions au moins éveiller les indifférents. Si nous
voulons faire l'éducation de notre peuple, il faut que quelqu'un ait le cou-
rage de chercher les causes de cette fausse mentalité que nous avons à
déplorer. Il faut la faire connaître à ceux qui ont besoin de s'améliorer, si
nous voulons fortifier notre situation. Il faut nécessairement que quelqu'un
prenne l'initiative de secouer la torpeur dans laquelle nous vivons au point
de vue patriotisme. Il est important de faire une action d'ensemble au re-
lèvement de notre race.
Au jour de la Saint-Jean-Baptiste et à différentes occasions, nous avons
de brillants orateurs qui font de vrais discours de patriotes. Les auditeurs
applaudissent à tout rompre. Ces applaudissements devraient être suivis
par des actes qui concordent avec les faits de notre histoire. Les orateurs
ont des faits d'histoire à relater qui méritent l'admiration de tous ceux qui
ont un coeur dans Ja poitrine.
* * +
Et pourtant qu’arrive-t-il? Nous importons les produits que nous pour-
rions récolter chez nous. Les producteurs étrangers ont notre argent et pen-
dant ce temps-là nous souffrons. Si nous produisions ici tout ce que nous
importons, nous aurions les produits et l'argent. Ceci nous accommoderait
beaucoup par ce temps de crise que nous traversons. Si lPimportation de
certains produits est nécessaire, il en est d'autres pour lesquels il n’en est
pas ainsi.
Nous importons des milliers de chars de patates, des millions de boîtes
de produits en conserves et légumes de toutes sortes, et par le paiement de
ces achats nous permettons à nos voisins d'organiser des industries et de
donner du travail à leurs ouvriers,
N'est-ce pas là un manque de coopération, de patriotisme, de la part |
des acheteurs? Si tous les consommateurs demandaient des produits de chez
nous, de notre province, les vendeurs seraient bien obligés d’avoir ces pro-
duits en entrepôt et cela nous constituerait un marché très intéressant.
Nos cultivateurs qui ont besoin âe machines agricoles donnent la pré-
férence à celles qui sont fabriquées ailleurs. Pourquoi ne pas la donner à
nos compagnies canadiennes-françaises? Ceci donnerait du travail aux ou-
vriers de chez nous. 5
On parle de restauration sociale, on parle de la crise, mais est-ce que
tous nous n'avons pas nos responsabilités? Prenons-les donc loyalement et
-reconnaissons que si la race canadienne-française le voulait, elle serait É
plus à l'aise qu’elle ne l'est présentement.
La leçon des temps présents devrait nous servir pour l'avenir et c’est
: par l'achat chez nous des produits de chez nous que nous arriverons à prou-
ver à tous nos dénigreurs, à tous les profiteurs, que les Canadiens français ont
conscience de leur force, qu'ils savent défendre leurs Intérêts. À
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:: Mme P. À. Dow, organisatrice du
‘bazar de la paroisse St-Joachim, à qui
‘revient le mérite du succès remporté
-par cette organisation. Mme Dow
était assistée d’un groupe de dames
"au nombre desquelles on remarquait
Mesdames D. LaBissonnière, prési-
‘dente des Dames de St-Joachim, J.-L.
.Côté, J.-W. Pigeon, G.-A. Thibault,
CE, Barry et Miles G. Amyot, Barry,
: Côté et plusieurs autres.
= DOLLARD
… Les Acéijistes des Cercles St-
Jean et Grandin fêteront Dol-
lard, cette année comme l’année
dernière.
Invitation cordiale à tous les
‘avant-gardistes et à tous les
Jeunes Canadiens et Canadien-
‘nes du voisinage.
La célébration des jeunes au-
ra lieu l’après-midi au collège
es Jésuites de 2 à 4 heures.
Le soir il y aura à la salle St-
Joachim une séance plus sé-
rieuse organisée par le cercle
‘Saint-Jean.
: ‘Le Comité.
© PRIX RÉDUITS
d'été à la
Cote du .
} Pacifiq
VANCOUVER
et
VICTORIA
BILLETS .EN .VENTE .JUS-
QU'AU ‘10 NOVEMBRE
validité 30 novembre
EN ALASKA 585
Aller et retour de Vancouver,
tous les lundis, dun 17 juin au
26 août. Repas et lit en mer
compris.
PARC JASPER LODGE
Ouvert du 23 juin au
15 septembre.
CANADIEN
. -NATIONAL-.
W:405.35
ue
“iteur bénissant les travaux de la con-
TE D Bt + LA
a
INSTITUTEURS CANADIENS
FRANCAIS AU MANITOBA
La convention annuelle des insti-.Agnès-Noellie, du couvent de St-Adbl-
tuteurs de langue française du Mani-phe; le second, “la rédaction au cours
toba a attiré à Saint-Boniface, com-|moyen”, par Mie Madeleine Pain-
me de coutume, un grand nombre des |chaud, de l'Institut Collégidl Saint-
membres de notre personnel ensei- |Joseph.
gnant. C'est devant une salle comble
{que s'est déroulé le programme des
|trois séances.
Comme ces deux travaux, très soi-
gnés et d’une réelle valeur pratique,
peuvent rendre de grands services aux
membres du personnel enseignant,
nous les publierons dans le texte com-
plet. Le premier parait dans ce numé-
ro; le second suivra la semaine pro-
chaine. |
A la séance d'ouverture, mercredi
soir, M. Camille Fournier, président;
de lAssociation des instituteurs, et
M. le magistrat Henri Lacerte, pré-
sident de l'Association d'Education,
ont souhaité la bienvenue aux délé-
gués. C'était la onzième fois que tous
| deux s’acquittaient de cette tâche.
Programme artistique
Le programme artistique de la soi-
rée comprenait:
Education nationale Piano: Danse espagnole, Op.
5, No
M. Camille Fournier, dans une brè- {2 Merz
ve allocution, a rappelé la noblesse
et les difficultés du rôle d’éducateur
qui consiste à former l'âme des en-
fants. C’est une oeuvre, dit-il, qui
doit être poursuivie avec fermeté et
constante. On s'imagine parfois que
l'on occompli oeuvre d’éducatiton na-
tionale du seul fait que l'on enseigne
la langue française. Le programme
d'enseignement de notre langue ne... SPLIT
suffit pas: il faut pétrir les âmes et| Chant Mouettes et Alcyons
les coeurs de choses françaises, en Thérêse Thibault
imprégner l'atmosphère de l’école. 2e piano: Mona Thibault
Pour cela, il n'est pas nécessaire de La séance publique de jeudi
bousculer l'horaire officiel. L'insti-
La’ séance publique de jeudi soir
tuteur qui comprend son devoir sait 1
faire converger toutes ses leçons vers [avait également attire une nombreuse
assistance. Le morceau de résistan-
le but qu'il se propose; mais pour
: cs ce était la conférence de M. l'abbé
convaincre les enfants, il faut être;
convaincu soi-même. Si, dans la pro-|J.-A. Sabourin sur l'Education natio-
vince de Québec, on éprouve le be-|nale à l'école, qui a été suivie avec
soin de cultiver l'éducation netionale, lun grand intérêt. L'orateur, après a-
à plus forte raison devons-nous le ; voir exposé ce qu'il faut entendre par
faire ici où toutes les influences, — |l'éducation nationale, s'est demandé
magazines, cinéma, radio, sports, etc. |si nous avons le droit d'exiger cette
— travaillent contre nous.
M. le président, en saluant S. E.
Mgr Béliveau, regrette l'absence de
S. E. Mgr Yeïle. T1 donne lecture d'une
lettre de Mgr l'Archevêque Coadju-
Thérèse Lavoie, Noëlla Raymond,
Madeleine Bernier, Eliane Pelletier
Les Petits Pierrots, élèves du Ille
grade, Mlle IL. Guyot.
Ch. Pourny
Au piano: Mile L. Guyot. ;
Landry
dans une troisième partie, il a dit
comment y parvenir. Ce magistral
travail paraîtra in extenso dans nos
colonnes. :
Le R. P. Faure a remercié M. l’ab-
bé Sabourin d'avoir rappelé les prin-
cipes primordiaux de la véritable 6-
ducation et fixé notre attention sur
vention et donnant quelques conseils
au sujet de l’enseignement du caté-
chisme.
Le Sou de l’Ecolier,
pense pas dans la pratique.
M. le président de l’Association d'E-
ducation note avec plaisir que les| € R- P. ee o See a
inscriptions pour le concours de fran-; 4 Certaines ons Tréce
çais, cette année, comptent 350 noms bureau d'éducation dont il fait partie.
éducation nationale dans nos écoles; Itre fameux “ravin”,
de nombreux détails auxquels on ne
SURVIVANCE.
LE BAZAR DE ST-JOACHIM
La. paroisse St-Joachim est heureuse de “remercier par la
voix de son curé et des Dames organisatrices, toutes les person-
nes qui d’une manière ou d’une autre ont bien voulu l’encourager
dans le Bazar qu'elle vient de faire. Ce fut un vrai succès.
Voici la liste des personnes qui ont gagné les prix mis en
rafle à cette occasion: À
Le billet d'excursion Edmonton-Montréal, a été gagné par
Mile Blanche Maure, 9618 - 107ème Ave, Edmonton. Le premier
prix des concurrentes dans la vente des billets a été gagné par
Mlle Yvonne Bernier; le 2ème prix, par Mlle Julie Châtain; le
8ème prix, par Mlle Françoise Thibeault; et le 4ème par Mlle
Jeanne Keroack, ;
Une nappe offerte par les religieuses du Précieux Sang fut
gagnée par Mme Harvey, Arlington Apts, Edmonton; Une pein-
ture de Mme J. E. Morrier, fut gagnée par M. Adrien Blais, lile
rue, Edmonton; un tour de cou en fourrure, donné par M. I
Clément fut gagné par Mme E. Dame, 114e rue, Edmonton: une
fourrure grise, donnée par la Maison Trudel, par Mlle Rollande
Morin, 110e rue, Edmonton; un couvre-pied, ouvrage de Mme
| Figeon et des Dames St-Joachim, par M. J. Wells de Calgary;
june lampe en marbre blanc, offerte par M. et Mme J. Châtain
Feat gagnée par M. J. H. Tremblay, 108e rue, Edmonton; une
inappe donnée par les religieuses du Bon Pasteur, par M. Jac-
ques Sauriol, rédacteur de la Survivance; et enfin une liseuse
| en laine, donnée par Mme Eugène Larose, a été gagnée par Mme
3 . Cantin.
;
d'Action Catholique au |
Juniorat St-Jean,
le 19 mai.
Chronique de 'A.C.F.A |
On nous annonce que la tournée
d'abonnement à St-Joachim com-
mencera sous peu. La même nou-
veille nous arrive de Lafond. Durant
la semaine dernière, nous avons re-
çu les abonnements pour les mon-
tants suivants: St-Edmond $4; Ea-
crer à l'Action Catholique. Séances | MOureux $2; Ste-Lina. $3; nine
d’études ‘évangéliques, à la portée de re D $25 Penn $63 .
tout le monde: pique-nique dans no-|E#ke $7; Vesreville $4; Calgary $
des jeux pour Comme résultat de tirage, Calgary
disträire la jeunesse, des “stands” | $12. Vegreville nous a fait parvenir
pour intéresser les plus vieux, un sou-| Comme résultat de tirages, Calgary
per “à la canayenne” sur l'herbe: 516. comme résultat de soirée et ti-
enfin, grande Assemblée Publique, le| "28e. Nous espérons que ces exem-
soir, pour couronner cette journée ples seront suivis par les autres Cer-
consacrée à la vente d'Evangiles au cles.
prix de 5 sous et du déjà célèbre :
journel étudiant intitulé “Je”. Le| . Cette semaine, les Da ve ca
tout à la gloire de l'Evangile et de! *cutif ont été convoqués à assister à
l'Action Catholique parmi les étudi- | Un SOUPET intime qui aura lieu à l'oc-
ants. casion du prochain passage de M.
Paul Suzor, Consul de France pour
Invitation générale, cela va sans |POuest du Canada. M. Suzor sera à
Ce ne sera pas trop de toute :
journée. Le matin, grand'messe so- |
lennelle, où il y aura Te
de l’un des nôtres, ainsi que la pro-
messe de nos militants de se consa-
Journée de l'Evangile et
BON SANG NE
… MENT PAS
PIECE EN 1 ACTE
par Emma MORRIER
Cette pièce, qui vient de
remporter la victoire sur
onze concurrents de lan-
gue anglaise au festival.de
Calgary, sera interprété par.
les mêmes artistes au fes-
tival national à Ottawa.
Les personnes qui dési-
rent se procurer un exem-
plaire de cet ouvrage fe-
ront bien de se hâter car
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dire: collèges, couvents, grand public.
Les Anciens du Juniorat tout parti-
de plus que l’année dernière. Il re-|
Le programme artistique de la soi-
commande l'oeuvre du Sou de l'Eco- | L6e, abondant et varié, a été parti-
|lHer, destiné à faire participer les jeu- | culièrement goûté:
nes élèves au soutien de notre Asso-
ciation d'Education. La question sco-
laire occupe beaucoup les esprit de-
puis quelque temps, non seulement au
Manitoba, mais aussi dans la provin-
| ce de Québec: on parle de changer
on demande la modification des pro-
grammes d’études. C'est dans le sens
[national que les Canadiens français
du Manitoba cherchent à fortifier leur
loeuvre. d'enseignement et M. Lacerte
annonce que la conférence de M. l’ab-
sera le prélude d'un cours pédago-
gique subséquent orienté vers le même
but. : : $
La Rédaction
-Au cours de cette première séance,
, deux importants travaux ont été don-
| nés: le premier, “la rédaction au
cours primaire”, par la Reévérende Sr
le mode d’administration des écoles, | Fleuris
ibé Sabourin sur l'Education nationale '
Piano: Hopak
Léa Dussault
Moussorsky
2e piano: Jeanne Croteau
Chant: Viens dans les Champs
Laliberté
Au piano: Cécile Toupin, A.T.C.M.
Piano: Festival Procession, Op. 45
L Jensen
Lucienne Bouchard, Jacqueline
Gagnon
Anne-Marie Cusson, Corine Miron
La charmante comédie “Les Petits
Jardiniers de la Reine”, jouée par des
élèves de l'Académie Provencher, sous
la direction du R. F. Berger, a rem-
porté un beau et légitime succès.
La diction et le bon langage .
À la séance de vendredi matin, on
LE Budsoris Bay Company,
TELEPHONE: 27141
a d’abord donné le rapport du Co-
imité de Nomination. Un certain nom-
ilbre de noms sont inscrits au tableau
et le vote est pris par scrutin secret.
| On passe ensuite à une conférence
be la diction et le bon langage; su-
njet bien essentiel dans nos écoles.
[On sait toute l'importance que nos
éducateurs bnt attachée à ce sujet.
IR ces dernières années.
“ALBERTA
Nous avons ce matin l'expérience
Ï pu religieuse de Lorette, Rév. Sr
f :Saint-Elphège, et cette religieuse nous
dit ce qui s'est fait à Lorette depuis
N | 1929, alors que fut fondé un cercle du
.[{|bon langage au couvent, jusqu'à nos
jijours. C’est l'expérience de six an-
nées que nous est décrite. En voici
culièrement.
Des précisions au sujet du pro-
gramme seront données sur la Sur-
vivance, le 15 courant.
Le prés. de-la Section Jéciste,
Juniorat St-Jean,
8406 - 9le rue, Edmonton.
mo om
ment du catéchisme. Il recommanda
surtout de préparer ses classes à l'a-
vance afin de ne pas perdre de temps
durant la classe alors que le temps
est si court. M. l'abbé recommanda
de rendre l'enseignement du caté-
chisme vivant et pratique. Le but doit
être de former des chrétiens, de leur
donner la vraie mentalité chrétienne,
de les former à l'image de Notre-
Seigneur. Il propose divers moyens à
cet effet: T1 ne faut pas retrancher le
mot à mot tout à fait, mais il faut
tout de même ne pas en être escla-
ives. Il recommande d’autres moyens
lafin de susciter la piété et la dévo-
[tion des élèves: le cycle liturgique de
l'année scolaire, les lecturés sérieuses,
les récits de la vie de Notre-Seigneur,
etc. On est en train de rapprocher de
plus en plus l'enseignement religieux
: l'Evangile. On a encore du che-
min à faire, mais on est en bonne
voie. S. E. Mgr Yelle a recommandé
l'étude plus suivie de la vie de Notre-
.|Seigneur, Cela pourrait remplacer
Lafargue dans les grades plus élevés.
Mgr Yelle a aussi recommandé de
donner 33 leçons d’apologétique dans
les grades plus élevés, afin de pré-
parer les élèves à toutes les questions
qui agitent le monde actuellement.
À la suite de cette conférence, MM.
les abbés Lévêque et Blais, qui ensei-
Edmonton quelques jours durant les-
quels il aura le privilège de décorer
M. le Doyen Kerr de l’Université ain-
si que plusieurs Pères du Vicariat du
MacKenzie et la Rév. Sr Zénaide,
provinciale des KR. SS. Filles de Jé-
sus. Se :
Nous avons appris avec regret la
mort de la mère de la R. S. Beaupré, |
secrétaire proWnciale des Soeurs Gri- |
ises d’Edmonton et bien que le nom
| de la Soeur Beaupré ne fut pas tous
| jours de l'avant, elle fut ER
june des nombreuses ouvrières dans}
jnos concours de français. Nous de-|
maudons à tous nos membres l'of-
frande d’une prière pour le repos de
Pâme de la mère de celle qui s’est
dévouée sans compter pour nos pe-
tits franco-albertains.
L'organisation du concours de fran-
çais achève. Il nous manque encore,
cependant, quelques écoles du district
d’'Edmonton et de St-Paul, malgré les
nombreuses lettres circulaires que
nous avons envoyées pour demander
les renseignements nécessaires. Nous
avisons par la présente les commis-
sions scolaires de s’informer afin de
savoir si oui ou non les renseigne-
ments nécessaires nous ont été four-
{nis. À moins de recevoir ceux-ci sous
peu, les élèves courent le risque de
On nous avise que certaines solli-
citations pour des programmes ou au-
tre chose ont été faites au nom de
l'Association, Nous désirons par la
présence informer nos membres et
nos amis qu'aucune autcrisation à été
donnée à qui que ce soit pour sol-
liciter au nom de PAssociation. Seuls,
les membres des exécutifs locaux ou
les percepteurs autorisés ont le droit
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| l'histoire en deux mots. L'on à fondé
à Lorette, en 1929, ce cercle du bon
pouvoir concourir cette année,
gnent le catéchisme dans nos deux |de recevoir des abonnements à la Sur-
grandes écoles de la ville, ajoutent |vivance au nom de l'Association, Avis
langage. I1 y avait réunion chaque |AUelaues mots, fruits de leur expé-
lvendredi; on procéda tout d'abord |r'ience. La séance est clôturée par
isous forme de dialogue, récitations, 112 Proclamation qu résultat des élec-
| etc. On ajouta peu À péu à ce pro- ions. On se sépara conscients d'a-
| gramme originel jusqu'au point actuel voir eu encore une fois, une très in-
alors que chaque élève a son ca-/téressante convention.
hier où il note les fautes commises, LA LIBERTE
| alors que les élèves se corrigent en-
litre eux, etc. Aux murs des classes
l'sont affichées des devises, don du
| Bon Parler de Québec. A la suite de
|la causerie de la Rév. Soeur, un jeu-
îne élève de Lorette, italien, du nom
ide Perfumo, vient déclamer en un
| français impeccable, la fable de La
Fontaine, “Les animaux melades de!
lie peste”. A la suite de cette décla-
‘mation, quatre élèves dramatisent cét-'
Îte fable au moyen d'un très intéres-
‘sant et spirituel dialogue. Un choeur
llde jeunes “filles. du couvent de.Lo-
‘rette chante ensuite un chant ap-
proprié. Encore ici les auditeurs pu-
| rent admirer la belle diction des élè-
ives de Lorette,
Cette conférence fut très appré-
ciée’et à l'issue de la causerie, la Rév.
: Soeur distribue à ses auditeurs un ta-
bleau. où se trouvaient réunis tous
les efforts faits au couvent de Lorette
a dans le bon combat pour la belle
Jdiction. È
Run
j'iarens
LUE
LES FEMMES MISES AVEC
ELEGANCE....
‘achètent leurs costumes à “LA BAIE” où vous
êtes invités à vous rendre voir les nouveautés.
‘L'enseignement religieux |
[| “M. l'abbé d'Eschambault, visiteur
i|des écoles, fut le conférencier sui-| à
kvant..M. l'abbé -pürla.de T'enseigne-| ce
s à
aux personnes qui seront approchées
pour des programme ou autre or)
L’Association actuellement ne soñicite
que des abonnements à la Survivan-
ce. sn
Léo BELHUMEUR,
Secrétaire généraL
|
N.-B. — Si vous avez déjà signé une formule à cet effet, il n'est pas
nécessaire de vous déranger, car elle reste en vigueur durant 1935.
Âvis aux consommateurs d’eau
au sujet des taux spéciaux d'été
Un taux spécial d'été à été autorisé par le conseil de la cité pour
tous les consommateurs d’eau dont l’approvisionnemenit est enregistré
par compteur sur la base suivante:
Le consommateur est tenu de payer les factures d’eau telles que
produites chaque mois pour le montant actuel d’eau dépensé, pour
tous usages. Après le 31 août 1935, un ajustement du compte sera
fait comparativement. au surplus au-dessus de la. moyenne des six
mois précédents le ler mai. Ces taux spéciaux sont en force du ler
mai au 31 août 1935. D'après cette méthode, le consommateur obtiendra
50% d’escompte sur tout surplus d’eau employé pour les pelouses, bou-
levards et jardins, pendant les mois ci-haut mentionnés. .
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